‹ Manuel d'art musulmanChapitre 46 sur 193 · NT TE · texte numérisé non relu

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Fig. 59. — Façade dé la mosquée El-Akmar, au Caire, avant sa restauration (de 519 F-11295 J°:-C: à:5145 F.-1150 J,: 6; )

la cour de la grande mosquée à Damas, mais ils étaient décorés de mosaïques ; peut-être y aurait-1l lieu de supposer que ces derniers avaient une forme analogue et que la richesse des dessins dont ils étaient décorés, correspondait à peu près à la décoration des merlons d'El-Azhar ? Les arcades d'El-Azhar, qui reposent sur les

colonnes, ont une forme aiguë (oute particulière, comme les ares des niches qui leur sont interpos briques et :

es; c'est la forme de l'arc en urtout de l'arc emplo 7é Si

ouvert. enr Perse,” 164

Fig. 60.— Bab-el-Nasr, au Caire, vue d'ensemble (452 H.-1060 J.-C.).

dynastie fatimite ayant été chute comme les Persans, cette forme s'explique assez par des rapport

avec la Perse, peut-être même par l'influence d'un architecte persan. Cette forme d'arc s'est perpétuée longtemps au Caire, même sous les Mamelouks bahrites quand tous les monuments étaient en pierre de taille. Les niches

figurées dans les cours hypæthres des mosquées de Kait-Bey, d'EI- Ghouri, etc., la reproduisirent encore, et elle se rencontre jusqu'aux premières années du xvi° siècle.

La coupole qui se trouve au-dessus de l'entrée (fig. 54), soutenue par des- pendentifs très simples en forme de niche ogivale, donne une idée de ce que | pouvait être à l'origine la

décoration intérieure de la mosquée. L'inscription devient un motif de décoration, un bandeau qui suit les hignes de l'architecture.

La coupole elle-même, de ….

ke : Fig. 61. — Plan de Bab el-Nasr et de Bab el-

Foutouh, au Caire, d'après Franz Pacha.

A. Bab el-Nasr.

sur le tambour octogonal B. Bab el-Foutouh.

déterminé par l'insertion de quatre trompes en niche dans le carré de base. Les écoimçons de la partie octogonale sont ornés de dessins rappelant des broderies soutachées qui sont un des premiers exemples de ces noukch hadidas (découpures de plâtre) dont les artistes du Mogreb devaient, du x1r° au xv® siècle, tirer un si grand parti,

Mosquée d'El-Hakem au Caire. — La mosquée du calife El-Hakem fut fondée par le calife El-Aziz et son vizir Yakoub ibn Kas en 380H., achevée en 393 par El-Hakem etinaugurée en 403 H.(1013)". Elle se trouve à l'ouest de la ville, tout contre les murs du Caire (fig. 55). Elle est orientée N.-E. S.-0. Elle est aujourd’hui en rumes ; il ne reste que l'aile de l’est et des vestiges du portique nord. Le minaret est une reconstruction de Bibars el-Gâchenguir (703 H.),

plan nettement circulaire, s'appuie sans transition

sur les bases de l’ancien.

Le plan de la mosquée d'El-Hakem (qui a été publié autrelois dans le grand ouvrage de la Commission d'Égypte) est analogue à celui de Touloun. C’est une cour entourée de portiques, tous parallèles, comme crientation des nefs, au mur du fond, où se trouve le mihrab. Les piles des arcades sont analogues à celles de Touloun, mais les chapiteaux sont réduits à leur plus simple expression, et ne sont plus que de simples tailloirs plats, exécutés à l’aide d'une assise de briques. C'est là une conséquence de lemploi de

1. Voir van Berchem, Notes d'archéologie arabe, 1891, pages 29 et 99.

ces matériaux, et ces chapiteaux rudimentaires se rapportent à ceux en brique du Takbht--Kesra, et à ceux qui ont été traduits en pierre

Fig.62. — Bab el-Foutouh au Caire, détail de la porte (452 H.-1060 J.-C.).

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