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mur du mihrab doit être très long et que les nefs de la mosquée doivent lui être parallèles. Maintenant que la mosquée est construite, si la cour antérieure est profonde, comme à Sidi Okba de Kairouan, rien n'est plus simple que d'ajouter des files de colonnes parallèles au mur du mibrab, si l'on veut agrandir la mosquée. C’est ce qu'on a fait sous Ibrahim el-Aglab et sous
Fig. 130, — Grande mosquée de Kairouan, vue extérieure prise du Sud-Est.
Ziadet-Allah pour celte mosquée. Si, au contraire, on ne dispose pas de place dans le sens de la profondeur, la mosquée s'agrandit latéralement, comme on le remarque à celles de Cordoue, de Tunis et de Sfax. La forme carrée, qui sera traditionnelle dans les minarets mogrebins apparaît dès cette époque !. Pendant la première période, c'est-à-dire jusqu'au x° siècle environ, les emprunts de matériaux antiques sont fréquents, colonnes, bases, chapiteaux antiques, byzantins ou même puniques, se retrouvent dans les mosquées tunisiennes, et dans la grande mosquée de Cordoue. Si des emprunts sont faits aux arts asiatiques, c'est non seulement dans les arcades, et les crénelages, mais dans l'ornementation seulptée et dans la mosaïque. Et cette adaptation de formes ne se fait pas sans une certaine gaucherie. Il faut trois ou quatre cents ans
1. M. M. van Berchem pense que cette forme était peut-être inspirée de celle du phare d'Alexandrie {L'art musulman au musée de Tlemcen, Journal des Savants, août, 1906 p. 7).