‹ Manuel d'économie commercialeChapitre 21 sur 66 · OIT · texte numérisé non relu

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NUS MOTfiN ANNUEL DES MÉTAUX SLR LE MAHCI1É DE LONDRES

(par tonne anglaise).

détail supporte immédiatement la hausse de la marchandise, tandis que, ignorant les prix de gros, il ne bénéficie de la baisse que tardivement, lorsqu'un détaillant en prend l'initiative.

4. La mesure des variations de prix. — Les prix de gros des marchandises envisagées séparément sont donnés par les mercuriales et recueillis dans des publications officielles, bulletins ou annuaires. Mais, si l'on veut tenir compte du mouvement d'ensemble des principales marchandises, pour atténuer les causes accidentelles et obtenir la résultante des prix particuliers, on se sert des Index numbers, en faisant un choix judicieux, ni trop ni trop peu étendu, des marchandises faisant l'objet des transactions les plus considérables et jouant un rôle important dans la vie sociale.

Les prix que l'on veut utiliser sont additionnés ensemble et le total est ramené au chiffre 100, choisi comme point général de comparaison pour une époque déterminée. Selon cju'il y aura hausse ou baisse, les prix d'une année quelconque seront représentés par des chiffres supérieurs ou inférieurs à 100, obtenus au moyen d'une simple règle de trois. Les méthodes diffèrent d'abord par le nombre des marchandises dont on s'est servi. Les index de the Economist de Londres comprennent 22 prix de gros, ceux de Sauerbeck 45, ceux de Stanley Jevons 39. Le Bureau de la Statistique générale enregistre 43 prix dont les variations sont publiées par \' Annuaire statistique de la France.

Cette méthode soulève des objections : les prix des denrées agricoles dépendent des récoltes et ne sont pas fonction de l'activité industrielle; il est difficile de choisir exactement les marchandises-types sans opérer une sélection plus ou moins arbitraire; enfin, on place sur le même rang des produits qui sont loin d'avoir la même importance commerciale. La méthode pourrait être corrigée en multipliant chaque prix par un coefficient proportionnel à cette importance, qui pourrait être représentée par la quantité moyenne consommée

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par léte, mais ce serait une complication qui n'écarterai! pas tout à fait l'arbitraire.

M. de Fovillc a montré qu'on peut également se servir des publications annuelles de la Direction générale des Douanes, qui applique d'abord aux quantités de mar chandiscs enregistrées les prix de l'année précédente et qui, après la session de la Commission permanente des valeurs de douane, leur substitue les prix vrais. Une règle de trois donnera en pourcentage la hausse ou la baisse des marchandises pendant l'année, et les importations et les exportations fourniront ainsi un double index. On peut aussi tirer des statistiques douanières la valeur moyenne de la tonne de marchandise importée ou exportée.

L'étude des index de Sauerbeck montre, durant le XIXe siècle, cinq tendances générales et différentes. C'est d'abord, de 1820 à 1849, une tendance à la baisse; les index pus^.-nt de 118 en 1819 à 74 en 18*9. De 1849 à 1857, la tendance est fortement à la hausse, l'index remonte à 105; c'est une époque de transformation : afflux de l'or californien et australien, extension du réseau des chemins de fer, énorme accroissement du c unmerec extérieur. De 1857 à 1873, les prix oscillent entre la hausse et la baisse. Cette dernière tendance remporte de 1 87 4 à 189G, l'index tombe de 111 à 61. Depuis 1890, c'est une nouvelle tendance générale à la hausse, avec deux tléchissements passagers aux époques de crise 1901-1902 et 1907-08, l'index arrive à 86 en 1914 et la tendance s'exagère par l'énorme inflation due à la guerre.

MANUEL b ECONOMIE COMMERCIALE.

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