CHAPITRE III
PRINCIPES PHILOSOPHIQUES DE l’ÉGONOMIE POLITIQUE.
Gomme toutes les sciences morales et politiques, celle à laquelle cet ouvrage esi consacré a ses fondements dans la nature humaine. C’est l’homme qui produit, distribue, échangée et consomme la richesse. Il est par son activité le point de départ des faits économiques comme producteur, et il en est le centre comme consommateur par la satisfaction des besoins. Il importe donc de se former une idée de la constitution de l’homme lui-même.
Nous ne dirons rien que la vue la plus sommaire de la nature humaine ne justifie, rien que chacun ne puisse facilement vérifier, en affirmant que l’homme est un être soumis à des besoins , li.br e et responsable , sociable , perfectible.
Insistons un peu sur ces prolégomènes. En les tirant au clair, nous éviterons le reproche, si souvent adressé à la science économique, de matérialisme et d’empirisme étroit : nous verrons qu’elle se rattache dans l’homme à ce qu’il y a de plus noble et de plus essentiel ; nous constaterons enfin qu’elle n’est que la mise en œuvre des éléments de sa nature, et la contre -épreuve des principes les plus élevés de la morale.
L’homme est soumis à des besoins. Le besoin est comme le tonds de notre nature. Sans lui nous ne saurions même