‹ Manuel d'économie politiqueChapitre 71 sur 77 · SS · texte numérisé non relu

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ne les remplacent pas, parce qu’ils ne produisent aucune valeur (J). »

Il y a deux manières de subvenir aux charges publiques, l’emprunt et l’impôt. Les réflexions qui précèdent nous indiquent en partie déjà suivant quels principes ces questions doivent être résolues ; mais elles-mêmes donnent lieu aux problèmes les plus importants. Il faut donc en traiter à part.

(L) J’appelle aussi l’attention sur cette note de Say, qui répond à tant d’illusions encore aujourd’hui communes : «Pour l’approvisionnement d’une armée, deux valeurs entrent dans les mains du gouvernement ou de ses agents : 1° la valeur des subsides payés par les sujets; 2° la valeur des approvisionnements procurés par les fournisseurs. Ceux qui fournissent la première de ces valeurs, les contribuables, ne reçoivent point de compensation ; ceux qui fournissent la seoonde, les fournisseurs, reçoivent une contre-valeur qui est leur payement ; mais cette contre-valeur ne suffit pas pour que les écrivains soient autorisés à dire que le gouvernement rend d’une main ce qu’il reçoit de l’autre, qu’il n’y a dans tout cela qu’une circulation et que la nation n’a rien perdu. Ce que le gouvernement a reçu est égal à deux ; ce qu’il a restitué est égal seulement à un. La perte de la seconde unité tombe sur le contribuable ; et comme les fortunes réunies de tous les contribuables forment la fortune de la nation, la fortune nationale est diminuée de tout le montant des consommations faites par le gouvernement. »

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