ECOLES INDUSTRIELLES
Anvers
Brabant
Flandre occidentale
Flandre orientale
Hainaut
Liège (b)
Limbourg
Luxembourg
Namur ,
Totaux . . .
B. — Libres.
A. — Communales.
goi
Anvers . .
Brabant . .
Liège . . .
Luxembourg Namur . .
Totaux
donc, sans force morale, sans énergie de volonté l'homme ne travaillera pas. Mais, il ne suffit pas, pour que le travail soit un élément de bien-être matériel, que l'homme s'y adonne; il faut qu'il y persévère, qu'il y trouve paix et bonheur. Or, le renoncement nécessaire pour travailler, pour travailler avec constance et générosité, ne s'acquiert que par les principes supérieurs de la religion chrétienne. Elle seule a le secret de mettre au cœur du travailleur, la persuasion du devoir. Elle seule sait ennoblir le travail : son divin Fondateur lui-même l'a enseigné et par ses paroles et par ses exemples, et l'Eglise, qui est la continuatrice de son œuvre, honore le travail, le pratique par ses ordres monastiques, et recrute son clerijé dans toutes les classes de la population.
b. La vraie notion du travail, que seul le christianisme peut fournir, devient plus claire par le contraste avec l'idée que s'en étaient faite les païens, et celle que s'en font encore les non-croyants modernes.
Les sociétés antiques méprisaient le travail ; Aristote et Platon le déclaraient illibéral, (Aristote. Politique in.3 ; Fl ATON.Rcpiiblique 2) c'est-à-dire, indigne d'un homme libre. Les Grecs et les Romains regardaient le travail comme l'occupation des esclaves. Du temps de Térence, pour être considéré et respecté à Rome, il fallait mener une vie désœuvrée.
Les économistes modernes non-croyants sont allés à l'excès opposé. Ils ont pensé que le travail était la fin dernière de l'homme. Pour eux, la nature humaine n'est qu'une machine à production. Les conséquences d'une pareille théorie ont été : l'oubli
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ou même le mépris du caractère moral de l'homme, l'exploitation coupable de sa pauvreté et de sa faiblesse par le travail excessif, par l'emploi des enfants et des femmes dans les manufactures, sans tenir compte de l'hygiène et de la moralité-
Le christianisme seul est capable de donner la véritable notion du travail.
Cette notion se résume dans ces trois traits :
1. Le travail est un moyen d'atteindre la fin dernière de l'homme.
2. Il est une fatigue et une peine imposée à l'homme pécheur.
3. Il est un devoir pour tous, une occasion de mérite, et, accepté de bon cœur, à l'exemple du divin Rédempteur, il devient une source de paix et de bonheur.