‹ Manuel d'économie politiqueChapitre 61 sur 167 · Le Kristen Vrouwenbond établi à Malines, en · texte numérisé non relu

Le Kristen Vrouwenbond établi à Malines, en

Le I Mars 1908 on a ouvert à Bruxelles, rue du Pépin, 38, un Secrétariat des Œuvres féminines .

Espérons que ces Ligues se propageront rapidement ; elles sont appelées à produire un bien immense dans l'ordre moral par l'instruction religieuse, le patronage, les retraites ; dans l'ordre économique, par la coopération, les mutualités, les bourses du travail etc. ; dans l'ordre social par le rapprochement de la classe aisée et de la classe pauvre.

La même œuvre commence à se développer en Allemagne, sous le nom de « Katholischer Frauenbund. » Après 3 ans d'existence, cette Ligue compte déjà 11,671 membres, et 141 syndicats affiliés (V. Dietschc Warandc en Bclfort 1907. Jan. Maatschappeiijke kroniek).

les chrétiennes (2) on compte actuellement 35,354 syndiqués.

La Flandre Orientale compte à elle seule 15,150 membres ; la province d'Anvers 6,907 ; la Flandre Occidentale 5,160 ; le Brabant 2.977 5 ^^ Hainaut 3,180 ; la province de Liège 1,206 ; le Limbourg 604 ; la province de Namur iio. Il est à remarquer que la statisque précédente ne comprend que les syndiqués qui paient au moins 0,50 fr. de cotisation mensuelle et ont une caisse d'assurance contre les risques de chomâsre volontaire et involontaire.

(2) Le secrétariat général des Unions professionnelles chrétiennes a son siège à Gand, rue de la Caverne, 32. C'est à la suite des vœux émis par le Congrès de la Ligue Démocratique belge tenu à Hasselt en 1903 que le R. P. Rutten a entrepris l'organisation du Secrétariat général.

On peut juger de l'opportunité et de l'utilité de l'œuvre par les fruits vraiment merveilleux que lui a fait produire le zèle infatigable du R. P. Rutten et de son Secrétaire Général adjoint, M.Jos. Arendt. Pendant la seule année 1907, 160 nouvelles Unions ont été créées, et 15,492 nouveaux membres affiliés.

Voici le but poursuivi par le Secrétariat :

1° Le Secrétari.it. s'inspirant des enseignements de Léon XIII, fait pénétrer l'idée syndicale dans tous les milieux catholiques;

2° Il suit attentivement la propagande syndicale socialiste afin de pouvoir renseigner utilement ceux qui veulent la combattre ;

3° Il étudie le mouvement syndicale l'étranger afin d'être au courant des meilleures méthodes de propagande et d'organisation ;

40 II se met à la disposition de tous ceux qui désirent promouvoir les syndicats chrétiens et leur fait part des résultats de ses études et de ses expériences :

50 De même il fait part des renseignements utiles qu'il possède,tant sur les syndicats étrangers et belges que sur les législations industrielles des différents pays, aux dirigeants des syndicats chrétiens existants ;

6° Il travaille à l'éducation morale et économique de la classe ouvrière en formant de bons dirigeants de syndicats, en organisant des cours syndicaux, en fournissant des articles de principe aux journaux professionnels, etc. ;

70 II met à la disposition du clergé et des hommes d'œuvres catholiques des propagandistes exercés et compétents, entièrement voués à la propagande syndicale et suffisamment rétribués pour leur enlever les préoccupations matérielles ;

8° Il travaille à grouper les syndicats chrétiens existants en Fédérations Nationales.

D'après les socialistes, leurs syndicats comptent 92,000 membres, parmi lesquels 60,000 mineurs. Dans ce nombre sont compris ceux même qui négligent de payer leur cotisation mensuelle.

Il y a, en Belgique, 800,000 ouvriers capables d'être syndiqués. Un champ immense d'action s'étend donc devant le zèle de nos hommes d'œuvres catholiques.

c. Syndicats industriels mixtes. Ils sont les plus parfaits. Plus que ceux d'aucune autre espèce, ils contribueraient à résoudre la question sociale. Mais s'ils sont les plus utiles, ils sont aussi les plus difficiles à réaliser. Dans la grande industrie surtout, l'opposition des intérêts des patrons et des ouvriers est trop prononcée pour qu'on puisse espérer une union durable. Dans la petite industrie, la condition sociale diffère moins, mais les intérêts à débattre s'y présentent toujours comme opposés. Il n'y a véritablement qu'un seul moyen pratique pour réaliser une entente durable entre patrons et ouvriers:ce moyen est la Chambre commune, dans laquelle des délégués des syndicats simples de patrons, et des syndicats simples d'ouvriers se réunissent pour discuter ensemble leurs intérêts.

hes ghildes modernes, étahUes dans plusieurs de nos villes, sont une des rares applications du syndicat mixte, qui aient été tentées.

Page 1