II. Syndicats agricoles
Ces syndicats ont une fin immédiate : la prospérité de l'agriculture. Dans ce but, ils s'intéressent à différentes œuvres qui ont pour objet de promouvoir les intérêts ruraux, p. e. laformation de coopératives de vente et d'achat, de mutualités, d'assurances personnelleset réelles. de cercles d'études ; l'établissement de champs d'expériences etc.
Ces syndicats sont presque tous pénétrés de l'esprit chrétien ; dès lors ils poursuivent généralement d'une mainiève médiate, secondaire, un but moral et religieux. Le curé figure comme membre de droit dans le conseil, au moins dans les 0 Boerengilden » établis par M. Mellaerts.
Ailleurs, dans la province de Liège particulièrement, les
syndicats sont, en grand nombre, groupés dans la corpora tion deN. D. des Champs. Au contraire, dans d'autres parties du pays, le clergé préfère ne pas intervenir officiellement, le caractère religieux du syndicat y étant suffisamment assuré. C'est le cas notamment pour bon nombre de syndicats de la Flandre Orientale et du Hainaut.
L'extension des syndicats agricoles a été prodigieuse en ces dernières années, surtout depuis l'année 1897. Ils constituent à l'heure actuelle une force redoutable au socialisme ; les « leaders » du parti socialiste l'ont avoué bien des fois, (V. Destrée et Vandervelde. Le socialisme en Belgique. 1, ch. II, § 5, 2*= éd.)