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Inspectorat de l'hygiène publique

2. Inspectorat de la fabrication et du commerce des denrées alimentaires ; (Arrêtés royaux du 22 juin 1891 ; 21 sept. 1894 ; 30 janv. 1896.)

3. Inspectorat du travail. Différentes lois et arrêtés rovaux ont déterminé l'extension et la nature de cet inspectorat. (Lois du 5 mai 1888 ; 13 déc. 1889. Arrêtés royaux du 22 oct. 1895, etc.)

Les agents qui en sont chargés : Ingénieurs du corps des mines, Inspecteurs du travail et des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, Délégués, Délégués ouvriers à Vinspection des mines, peuvent librement visiter les établissements soumis à leur surveillance, exiger des chefs d'industrie et des ouvriers les informations et renseignements nécessaires, dresser des procès-verbaux en cas de contravention.

Les résultats de l'institution sont déjà considérables, malgré son caractère délicat et compliqué.

b. Les services de renseignements. Ceux-ci sont nombreux et bien organisés. Contentons-nous de signaler :

1. Ceux qui regardent le commère. Un Musée commercial, dépendant du Ministère des Affaires étrangères, (Direction du Commerce et des Consulats) est établi à Bruxelles. Il fournit d'amples renseignements concernant le commerce, soit national, soit international : prix de transport, tarifs douaniers, etc.

2. Ceux qui regardent V agriculture. Ils renseignent sur toutes les questions qui peuvent intéresser les cultiva-

teurs. Ces renseignements sont condensés dans les Avis aux cultivateurs, publiés fréquemment et adressés gratuitement à tous ceux qui en font la demande. Les Agronomes de l'Etat, institués en 1885, sont un autre moyen de vulgariser la science agricole, c. Les commissi.o7ts d'enquête.

1. Plusieurs institutions permanentes s'occupent principalement ou secondairement de faire des enquêtes, de dresser des statistiques. Telle, la Commission centrale de Statistique, rattachée au Département de l'intérieur ; tel aussi, rOffice du Travail, qui comprend, nous l'avons déjà noté, un service d'informations,

2. Le Gouvernement peut aussi créer, pour la circonstance, un organisme spécial, transitoire. C'est ainsi que furent nommées : la Commission du Travail de 1886, la Commission d' études (6 avril 1895) pour examiner la question des ravages exercés par l'alcool et Belgique, etc.

Les enquêtes ont porté et portent des fruits considérables. Elles éclairent le Gouvernement, dissipent les illusions et assignent aux lois à porter, leur véritable terrain. (Voir sur cette matière : Annuaire statistique de la Belgique, publié au ministère de l'Intérieur ; Bulletin de la commission centrale de statistique.)

Tel est le magnifique ensemble de nos organismes officiels concernant la production des richesses. Presque tout a été créé depuis 1884, par nos gouvernants catholiques. Les bienfaits qui en ont découlé pour la classe aisée, et surtout pour la classe ouvrière, sont inappréciables ; il n'y a que les passions de parti qui puissent en faire douter. Les autres nations qui sont spectatrices impartiales, parfois jalouses, de notre prospérité, n'ont cessé, ces dernières années, de proclamer la forte organisation de notre législation économique.

Avant d'énumérer les lois spéciales, résumons dans un tableau les organismes officiels qui ont trait à la production des richesses.

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