II. Le Compte-Courant
Les dépôts effectués chez le banquier donnent souvent lieu à l'ouverture d'un compte-courant. Un commerçant, p. e., a l'habitude de remettre à un banquier tout son argent disponible, et de traiter ensuite toutes ses affaires commerciales par son intermédiaire.
On peut définir le compte-courant : rensemble des opérations que le banquier fait pour son client, soit en dépenses, soit en recettes.
Le banquier se contente de tenir note de ces diverses opérations ; le compte entre lui et le client sera arrêté à époque fixe.
Le compte-courant peut être productif d'intérêts, si les deux parties en ont fait la convention. Dans ce cas, l'intérêt que portent les sommes déposées par le client ou retirées par lui, n'est exigible qu'au moment fixé pour la liquidation.
Le compte-courant est intimement uni au cJiéque et ait vireinent. Ceux-ci sont les moyens nécessaires pour éviter le déplacement de numéraire. Nous avons déjà parlé du premier. Le virement est un simple transfert d'un compte à un autre, entre clients d'un même banquier. — Celui-ci, par une simple écriture, porte au compte de l'un, la créance ou la dette de l'autre. Le chèque et le virement nous amènent à parler du c clearing. »
IIL Clearing.
Celui-ci est en effet un système perjectionné de virement. Il fonctionne surtout aux Etats-Unis et en Angleterre. Le clearing se concentre dans une maison de liquidation, appelée clearing-house. Le type de ces institutions est celui qui fonctionne à Londres. Les banquiers de Londres forment une association, dans le but de permettre la liquidation quotidienne de leurs comptes respectifs, au moyen d'une simple écriture. Chaque maison de banque de Londres y a son pupitre, et y est représentée par un
commis. A chaque comptoir, se trouve une boîte, où les commis des autres banques déposent la note des effets qui leur sont dus par la banque. Après examen, on fait les additions. Les différences se soldent en traites sur la Banque d'Angleterre, où tous les banquiers ont un fonds de réserve. Les banques de province correspondent avec une des banques de la ville, qui se charge de leurs affaires. En i8g5, les liquidations du London-Bankers Clearing-House atteignaient 195 milliards, en igo6, 317,775,000,000 frs. Aux Etats-Unis, on compte environ 50 Clearing- Houses. Dans les pays du continent, France, Allemagne, Italie, l'institution du Clearing-house (Chambre de compensation) existe aussi, mais elle y a beaucoup moins d'importance.