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IV. Escompte

L'escompte est une des opérations les plus usuelles et les plus importantes des banques. // consiste à accepter les effets de commerce, tels que lettres de change et billets à ordre, avant leur échéance, et à en payer le montant au porteur, déduction faite d'un intérêt déterminé.

Les banques doivent faire une grande attention aux effets qu'elles escomptent, examiner la solvabilité des porteurs, la durée de l'échéance, le caractère économique et le degré de stabilité des dépôts offerts.

Toutes ces considérations doivent influer sur la fixation du taux de l'escompte. On comprend sans peine que, dans l'administration d'une banque, cette détermination est un des points les plus délicats et qui exerce une influence bienfaisante ou désastreuse

sur le commerce du pays, et sur l'existence ou la prospérité de la banque elle-même.

Les effets escomptés ne demeurent pas toujours jusqu'à échéance, dans le portefeuille du banquier. A son tour, il peut les faire réescompter par un de ses confrères. Le réescompte est largement pratiqué par certaines banques. La Banque de France reçoit ainsi, des banques particulières, un nombre immense d'effets à réescompter, quelques jours seulement avant leur échéance. Les banquiers particuliers s'épargnent, de cette manière, les ennuis et les frais de présentation de l'effet au domicile du débiteur, mais, par contre, ils doivent, céder à la Banque un intérêt calculé d'après le temps restant à courir.

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