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est employé de la même manière à alimenter les machines à feu en activité maintenant ; mais, à côté de chacune de ces dernières, il se trouvera, à la fin de l'année, un monceau de houille , suffisant pour les tenir en mouvement pendant quatre ans de plus. L'industrie occujiée à fournir le charbon et les différentes denrées,— drap, fer, machines, etc....,— à la fabrication desquelles ces machines ont été employées, ne possédera pas plus de valeur qu'elle n'en a à présent ; la masse des articles à la confection desquels ces machines ont concouru ne vaudra pas davantage non plus. Mais le pays sera plus riche de tous ces monceaux de liouille qui n'a pas été consumée , — plus riche par le pouvoir do faire marcher ses machines pendant quatre ans sans aucun frais de chauffage. Il va sans dire que ce n’est pas sous cette forme que les faits se présenteront. La valeur du charbon économisé disparaitra des articles manufacturés par la machine à air chaud, et les acheteurs de ces articles emploieront l'argent qui reste dans leurs poches, et qui provient de la différence entre les nouveaux prix et les anciens, à acheter du charbon pour chauffer leurs maisons, ou à se procurer d'autres comforts. Or, ce que nous avons imaginé dans ce cas arrive tous les jours. Cela a lieu toutes les fois qu'un courant d’eau, inutile pendant des siècles, est amené à faire tourner la roue d’un moulin, toutes les fois qu’une invention mé<vuii([ue, (pi’une découverte dans la chimie pratique s’enqiare d’un nouveau pouvoir gratuit de la nature. Dans cliaruu de ces cas, la masse des produits est augmentée en plus grande proportion que la somme de la valeur, ou que le taux du profit. Cliaque article de cette masse établit une demande de travail parce qu’il récompensera le travail, — il induira
‘ «La dcmamle (le travail augmente avec l’accroisscmeat du capital, quels (lu'en soient les profits; et, ai>rès (pie ceux-ci sont diininués, le capital peut, uon-seuleineiU continuera augmenter, mais encore à augmenter plus vite (ju’auparavant. Il en est des nations industrieuses, ipii progressent dans l’aciiuisitioii de la richesse, comme de:< individus in-
LK PROFIT
(inelqu’iin à Iravailler pour se le procurer; ou, s’il u’est pas liiii et prêt pour la consoiuniation, sou aclièveiuent deiuaiide un nouveau travail.
L’accroissement du capital national étant plus que proportionné au taux du profit, nous pouvons être sûrs cpie, si le taux d’augmentation de la population n’excède pas ce dernier, il ne peut égaler le premier. Chaque pays arrivé à un haut degré de civilisation prend des mesures pour s’assurer, à des époques fixes, de ses progrès en population. On tient, en Angleterre, en France, en Hollande et dans d’autres pays, des registres où l’on inscrit les naissances et les morts, et où l’on puise chaque année les informations requises ; et un recensement, fait tous les cinq ou dix ans, fournit les corrections nécessitées par l’émigration ou l’immigration. La Hollande est, et a été depuis longtemps, un ])ays où le taux du jirofit est généralement faihle. — Le gou- ^•ernement pouvait y emprunter à 2 pour \ 00, et les particuliers à :i, quand le gouvernement anglais payait .‘f f/2 et 4 pour 100, et les particuliers 5 et souvent davantage. Lu Hollande, cependant, le taux d'augmentation de la population n'a été que de f pour 100; tandis qu’en France, en nelgiqiie et en Autriche, il a eto un peu moindre. Si nous passons à l’autre extrême, nous voyons que le taux d’augmentation annuelle de la population aux États-Unis a été, df'puis 1700, de pour 100, tandis que le taux du profit est jiorté à 0 pour 100. Peu de personnes, peut-être, ont rélléclii comhien est faihle l’augmentation que demande le capital pour être toujours en avance de la population. Un accroissement annuel de cette dernière, de 2,81 pour 100, la douille en vingt-cinq ans. Le capital, en augmentant de la même manière ( c est-à-clire avec l'intérêt des intérêts).
(lustrieiix. Un grand capital, avec de petits profits, augmente plus vite (jii'un petit capital avec de grands profits. » — Wealth of Nations, livre 1", Htapitre ix.
LF. PROFIT.
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a 3 pour 100, double en vingt-deux ans onze mois, et monU*, en vingt-cinq ans, à 9,48 pour 100 de plus que le douhliî du montant primitif. Si le capital augmentait au taux do 5 pour 100, il monterait, en vingt-cinq ans, à 3,38 fois la somme primitive; et, si l’on faisait une nouvelle division de la propriété, chaejue individu de la société doublée recevrait une quantité représentée par 169, au lieu de 100, qui aurait été, au commencement , la part de chacun des membres (dont le nombre était moitié moindre). Si la progression continue pendant une seconde période de vingt-cinq ans, la population aura quadruplé, et le capital sera devenu 11,46 fuis plus grand que dans l’origine ; il sera suffisant pour donner a chac[ue individu une quantité représentée par 286, tandis cjue son père ne recevait cpie 169, et son grand-père 100. Ces calculs peuvent servir à montrer combien est fausse cette prétendue nécessité de voir diminuer le bien-être général d’une nation, ou de restreindre, pour éviter ce malheur, l’accruissement naturel de sa pupulation, —sous prétexte d’une tendance imaginaire de la race à augmenter plus vite que ses moyens de subsistance.
Il n y a pas lieu de douter qu’un mauvais gouvernement n’ait le pouvoir de retarder la croissance du capital, et d’exercer une influence sur ce qui a été accumulé, de manière à tenir la grande masse du peuple dans une pauvreté abjecte et à le condamner à engendrer des enfants encore plus misérables que lui. Les moyens les plus propres à remplir cet objet sont de dissiper le capital par la guerre, d’arracher les hommes de leurs occupations industrielles, afin de les dresser pour les guerres futures, et d’imposer l’industrie du pays pour les entretenir. Dans les îles Britanniques, le peuple so voit enlever prè.s de lüO millions de dollars de son salaire pour payer l’intérêt de la dette nationale ; et les impôts sont répartis de manière que la plus grande partie de cette e-norme charge tombe sur le salaire des travailleurs. Les éiwrgnes du travail fournissent encore 50 millions, qui