‹ Manuel d'economie politique [microform]Chapitre 26 sur 55 · IV. PRüFn · texte numérisé non relu

IV. PRüFn

smit omplnvi's à pnyor dos flultos ot dos nrmoos, dostiiiros à m.iiiitoiiir la souvorainetô de rAiigletcrro sur des culonies éloignées, afin qu'elles soient forcées à ne pas produire les articles que les manufacturiers et les boutiquiers de la Grande-Bretagne désirent vendre, et à leur apporter en retour les aliments et les matières premières qu'ils désirent acheter. La majeure partie des habitants sont taxés pour le soutien des ministres d’une Eglise dont ils rejettent les enseignements, principalement parce qu'ils se regardent comme imposés sans leur consentement. Depuis deux cents ans, le paysan est emprisonné dans sa paroisse par le système des lois sur le paupérisme : car d’autres paroisses ne veulent pas souffrir qu'il s'étaldisse chez elles , de peur que la dépense de son entretien ne vienne augmenter leurs taxes des pauvres. Il en résulte c[ue dans beaucoup d'endroits, en Angleterre, il est obligé de faire quatre ou cinq milles le matin pour aller à son ouvrage, et d'en faire autant le soir pour revenir à son logis. Dans quelques districts, les fermiers, pour économiser la force de leurs ouvriers, leur fournissent des ânes pour les transporter dans leurs voyages journaliers. De 1 7 0 O à 1 8 24 , il fut défendu aux artisans, sous des peines trèssévères, de quitter le royaume, de peur que lespeuples des au-

1res pays ne s'instruisissent dans les arts manufacturiers, et ne s’allrancbissent en ([uelque sorte de la nécessité de s'approvisionner aux ateliers de ces insulaires. Pendant la même période, on leur défendit de confectionner, pour l'exportation, presque toutes les machines et les instruments qu'ils savaient mieux construire que les mécaniciens étrangers. En 1 824, ces prohibitions furent levées en partie, et on investit le Comité du commerce d’un pouvoir discrétionnaire pour permettre l'exportation des machines comme il le jugerait à propos; mais ce n'est que depuis dix ans qu'elles ont entièrement disparu. Pour faciliter la recette du revenu public , on a imposé, sur les manières de manufacturer les articles sujets à des droits intérieurs ou d’excise, diverses restrictions, qui

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li ont servi qu’à ralentir et à entraver l’industrie. Avec un tel système il n'est pas étonnant que la rémunération du travail ait été trop basse pour permettre à la grande masse du peuple de faire aucune accumulation de salaire, et que le capital ne se soit augmenté, en général, que des économies sur les profits. Et il n’est pas étrange non plus que des économistes, en observant l'état actuel des faits, aient pris le résultat de l’intervention humaine pour la conséquence do lois naturelles, (ieux qui sont convaincus que la condition normale et nécessaire de tous les pays anciens est que « le prix ordinaire du travail doit être tout juste ce qui est nécessaire aux travailleurs, l iiii portant l’autre, pour acheter les denrées sans lesquelles ils ne consentiraient pas à continuer la race, » prendront aisément le taux des profits comme la mesure de l’augmentation du capital national; et des hommes d'État, guidés par leurs conseils, dirigeront la politique du pays de manière à protéger les marchands contre la dépréciation du taux du profit, au lieu d'augmenter la producti(jii l)rute. Telle a été, pendant les cinquante dernières aimées, la politique qui a régi ot qui régit encore la législation de la Grande-Bretagne. Elle a regardé, dans la pratique, la nation collectivement comme un marchand gigantesque trafiquant avec le reste du monde, possédant un grand approvisionnement de marchandises, non pour son usage, mais pour la vente, tàcliant de les confectionner à bas prix, afin de pouvoir vendre à meilleur marché que les boutiquiers ses rivaux, et considérant le salaire payé à ses propres ouvriers comme autant de perdu sur les profits de rétablissement. Si telle est 1 idee qu i»n doive se former d’une nation , alors 1 Angleterre a eu des conseillers prudents, et elle a bien agi. Si, au contraire, la véritalile image d'un État est celle d une famille dont les membres ont le même intérêt , et dont le profit commun se trouve dans l'accroissement du capital général et dans une distribution loyale de

ses revenus, alors l'Angleterre a beaucoup à désapprendre ;

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elle doit retaire sou éducation économique et méditer ces paroles de Carlyle : « Il y a des lois et des obligations, aussi sacrées que la vie même de riiomme, bien plus essentielles que l’offre et la demande. Si vous voulez continuez à travailler, il faut tâcher de les connaître et de leur obéir. Celui qui les suit voit la nature se mettre de scni coté ; il obtiendra du travail et prospérera, de nobles récompenses rattendeut. Celui qui ne veut pas les suivre aura la nature contre lui; il n"est pas apte à travailler sur les domaines de la nature, ba révolte perpétuelle, la haine, la solitude, l’exécration s’attacberuiit à ses pas, jusqu’à ce que tous les hommes voient que ce qu’il a poursuivi, (pielque attrayante quen soit l’apparence, ce n’est pas le succès, mais la ruine. «

La Grande - Bretagne n’est pas la seule qui dissipe son capital par la guerre, ou par des restrictions sur la lijjerté du travail. La France, quoiqu’elle ne soit pas écrasée maiiiteuant sous le faix d’une dette nationale aussi énorme, a employé la plus grande portion de l’énergie de son peuple à l’œuvre de destruction, et même à présent tient sur pied près d’un demi-million d’hommes, — hommes d’élite, quant à leurs qualités physiques, comme le sont les soldats de toutes les nations, — portant des mousquets sur terre ou s’exerçant à la manœuvre de grands canons sur mer, tandis que les femmes font dans les cliamps l’ouvrage qu’ils devraient faire. On pourrait à peine croire jusqu’à quel point le gouvernement intervient de différentes manières pour régler, c’est-à-dire pour restreindre et entraver l’industrie de son peuple. Environ un demi-million d’iiommes sont employés à l’œuvre de surveillauce dont le gouvernement s’est chargé. Dans presque tous les autres Etats du continent, le travail est tellement grevé par les dépenses inutiles du gouvernement et par des restrictions vexantes et coûteuses, que son salaire est moindre qu’en Angleterre ^ .

' « On a supputé ou conjecturé (jne, sur le continent en général, en prenant les fonctionnaires civils, militaires et ceux qui sont chargés de

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Il y a, cependant, quelque compensation dans le fait que les gouvernements du continent ont facilité la subdivision du sol en petits lots, et en ont rendu le transfert d’une personne à une autre aisé et à bon marché. Cette politique a eu pour effet d’offrir une grande facilité à la classe laborieuse de cesser d’être de simples salariés, et de s’élever, par l’achat d’un petit coin de terre, au rang de capitalistes qui travaillent pour leur propre compte. Les petits fermiers ciil-

l’éducatioii,— en comprenant dans celte dernière classe les ecclésiasti- ,ques, les maîtres d'école et les professeurs,— et en com[itant aussi tous les ofliciers des linances, de loi et de police, il se trouve, sur cluuiue mille personnes de la population totale, hommes, femmes et enfants , soixante hommes adultes qui jouissent d’un oflice, d’une place ou d’un salaire accordé parle gouvernement. Ce nombre peut n’élre pas exagéré, si nous considérons qu’outre les fonctionnaires réguliers dans cha([ue paroisse, dans chaque village et dans d’autres localités, qui reçoivent une paye directe du gouvernement, il y a une classe tr'es-nombreusc de personnes iiatentées dans chaque jirofession et dans chaque branche d’industrie, comme le maître d’école, l’homme de loi, le chirurgien, l’apothicaire, la sage-femme, le maréchal ferrant, le boutiquier, qui reçoivent du gouvernement leur nomination et leur brevet de monopole dans leur profession, c’est-à-dire les moyens de subsistance, dans leurs districts respectifs. Ce sont, en réalité, des fonctionnaires civils, payés par le peuple, vivant de sa substance, comme s’ils étaient des fonctionnaires payés directement du produit des impôts. » — Laiiuj's Denmarti and the Duchies, page üO.

« En Allemagne, on ne peut exercer aucun métier sans un privilège et une patente payés au gouvernement, et dans les villes, payés à la municipalité tout aussi bien qu’à l’Etat. Les boulangers de Leipsick payent L-00 dollars chacun, pour leur part du privilège exclusif de cuire du pain pour l’approvisionnement de la ville. A Hambourg, chaque boucher paye, dit-on, 10,000 dollars pour jouir du privilège de tuer et de vendre de la viande dans cette ville. Chaque métier, boulanger, boucher, cordonnier, tailleur, en un mot chaque branche imaginable d’industrie ayant quelque prétention à s’élever au-dessus du travail manuel ordinaire, s’e.xerce au moyen d’une patente, payée selon la valeur du monopole dans un district particulier, et paye une taxe à l’Etat d’après le même principe que toute autre propriété la paye, savoir, d’apr’es la valeur annuelle du métier privilégié. » — Laing’s Dvnmark and (lie lh(~ rliies, page 100,

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