‹ Manuel d'economie politique [microform]Chapitre 33 sur 55 · I.’É(aiAN(.E · texte numérisé non relu

I.’É(aiAN(.E

être profitable à la communauté ; mais ceci u’affaiblit pas la conclusion que l’échange intérieur , toutes choses égales, d’ailleurs, et en ne considérant que le fondement essentiel de tout échange, est plus avantageux que le commerce étranger.

S’il y a, dans le Connecticut, un seul individu oisif, — capable de faire des souliers, mais incapable de se livrer à aucune autre espèce d’industrie utile, — nous avons alors un cas où l’avantage d’un système d’échanges intérieurs qui lui fournira l’occasion de travailler peut être aisément apprécié. Il faut que cet individu mange, qu’il travaille ou non ; et, dans l’im et l’autre cas, sa subsistance doit proA evenir du travail des autres membres de la société. Supposons qu’il lui faille deux fois autant de travail qu’à l’ouvrier anglais pour faire une paire de bottes, et que, par conséquent, il se fasse payer deux fois autant, afin de pouvoir se procurer la subsistance que le public serait autrement forcé de lui fournir : il est évident que la communauté peut aussi bien lui payer ce prix que de le nourrir à rien faire et de faire venir des bottes d’Angleterre. Le total de la dépense et celui de l’acquisition sont les mêmes dans un cas comme dans l’autre.

Nous sommes à même maintenant d’apprécier la justesse avec laquelle Adam Smith a démontré les avantages supérieurs du commerce intérieur sur le commerce étranger. Nous le laisserons parler ;

« Dans quelque pays que ce soit, le même capital mettra en activité une plus grande ou une plus petite quantité de travail productif, et ajoutera une plus grande ou une moindre valeur aux produits de la terre et du traA'ail, selon les différentes proportions dans lesquelles il est employé dans l’agriculture, dans les manufactures et dans le commerce en gros. La différence est aussi très-grande, selon les différentes sortes de commerce en gros où une partie de ce capital est employée...

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