‹ Manuel d'economie politique [microform]Chapitre 41 sur 55 · L ECHA>GK · texte numérisé non relu

L ECHA>GK

humain J en draps, en calicots, etc., se fraye un chemin vers tous les pays du monde. »

Il n^’est pas sans notre intention de faire entrer dans ce traité riiistoire ou la statistique, excepté cpand elles sont nécessaires à l’explication des principes ; autrement nous pourrions examiner à loisir les résultats obtenus, quant à rabaissement des prix de la production, dans quelques pays cjui ont essayé d’atteindre ce but par un système de protection du commerce intérieur. Nous trouvons, cependant, un court exposé dans une Revue anglaise moderne, qui est une preuve sans réplique du succès général de ces efforts.

« Nous avons maintenant beaucoup de rivaux dans les lieux où, il y a trente ans, nous n’en avions aucun ; nous approvisionnions autrefois des nations qui, maintenant, manufacturent partiellement ou entièremeut leurs produits ; nous avions autrefois le monopole de beaucoup de marchés où nous rencontrons maintenant des concurrents plus jeunes qui vendent à meilleur marché. Dans plusieurs contrées du globe, nous n’envoyons plus que cette portion de leurs demandes que nos rivaux ne sont pas encore en état de fournir. Nous exportons maintenant dans des pays éloignés et improductifs une bien plus grande proportion de nos productions. Nous en envoyons une bien plus grande proportion qu’autrefois dans nos colonies et nos possessions éloignées. L’Asie et l’Amérique en reçoivent plus, relativement, et l’Europe moins. Les pays qui, autrefois, nous demandaient les articles finis, ne nous prennent maintenant que ceux à moitié finis, ou la matière première. L’Autriche nous fait concurrence en Italie ; la Suisse et l’Allemagne en Amérique ; les Etats-Unis au Brésil et en Chine. Autrefois la Russie nous demandait des cotons filés, elle ne prend plus que du coton en laine. Autrefois nous envovions en Allemagne des calicots blancs ou imprimés , nous envoyons maintenant principalement le fil pour les faire. Tous ces pays produisent à meilleur marché que nous, — mais jusqu’à présent ils n’ont

Page 1