KUI.V.NOE
pu pruduii-e assez ; nous leur envoyons donc le complémen.. Pousses en partie par noire ancien système de restric- , et en partie par 1 effet naturel de l’accroissement de la population, ils ont quitté la charrue pour le métier à lisser ou ils les ont réunis; et désormais notre industrie manuidcturiere peut augmenter, non en vendant à plus bas prix que nos uvaux ou en leur faisant une concurrence heureuse mais seulement dans le cas oh les besoins de l’univers au,,’uunteront plus vite gue la capacité de nos rivauat à les saisfait e. e est le cas a l’égard de la plupart de toutes nos pi incipales manufactures; tel est surtout le cas à l’égard de
notre manufacture par excellence, ceUe du coton. » -Nortli
latifs a la manufacture du coton, qui mollirent que la con- XTr ‘‘“h » augmenté, depuis 1837,
it adhéré au système de protection, qu’en .Angleterre et à - taux plus rapide qu’aux Etats-üiiL; e. iédXe ' Ujinparaison de 1832 sera encore plus défavorable au P • Il lait de la meme espèce, i, ohserve-t-il, a arrive ckns le coniinerce des laines, les manufacturiers hehms
S Tî 7“'*^"“* “OS marchands d7
P s de I eeds, » et le résultat en est une plus grande e.x-
V n , ! ' P‘'0“' es abondantes de ce fait 11
a rente ans, les Etats du Zollverein exportaient des ilhie!
uiiportaieiit du drap. Depuis 181(1, comme le prouve le
Uble dans ce pays seulement, tandis que la population augmenté que de 38 pour cent; cepenLt il LS la laine et exporte du drap. Dans le courant de l’annS
. gouvernement français a abaissé les droits sur la l-oe importée de l’.Auslralie et do l’.Amériquo du St" Ï
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cette mesure était devenue nécessaire, parce que la fabrique de cet article ayant augmenté en Allemagne et en Espagne, les approvisionnements qu^on tirait de ces deux pays avaient cessé.
Mais le fait important pour lequel nous invoquons le témoignage de la North British t'evieiv, c’est que les pays qui ont cherché à fabriquer à un prix en argent aussi bas que la Grande-Bretagne y sont parvenus, au moyen d’une protection suffisante. Dans tous les cas semblables, les droits imposés pour assurer cette protection ont évidemment cessé d’être une taxe pécuniaire, et les avantages qui ne sont pas indiqués dans le prix des articles manufactures sont une grande et permanente acquisition. La Russie, la France, les Etats du Zollverein, et les autres pays qui ont adopté la politique qui encourage la production à 1 intérieur, et qui garantit ce qui, seul, peut justement s appeler libre échange, — ce qui s’accorde avec la nature humaine et les inclinations humaines, — font de rapides progrès en richesses et en pouvoir. La Turquie et le Portugal, nations qui, quoique possédant une indépendance nominale, ont été le plus soumises à la politique anglaise, et l’Irlande, qui s y est soumise malgré elle, sont les nations les plus arriérées de 1 Europe, et ont maintenant moins de pouvoir de résister que n’en avait la génération précédente. Tandis que ce qu ou appelle les avantages naturels de l’Angleterre augmentent constamment au préjudice de ces nations, ils ont diminué dans la même proportion et diminuent encore en faveur de celles qui ont vu que ces avantages n’étaient qu’artificiels. L’invention de M. Ericsson a de grandes chances de priver la Grande-Bretagne d’un avantage quelle a possédé jusqu’ici sur plusieurs des nations du continent, — l’abondance et le bas prix de la houille qui met en jeu ses machines. Si, à l’avenir, on peut économiser les cinq sixièmes de la quantité nécessaire autrefois pour créer une force motrice donnée, l’avantage du chauffage à bon marché doit di-
l'Échange.
minuer dans la même proportion, et les pays auxquels la cherté de cet article présentait les plus grands obstacles recueilleront les plus grands avantages. A mesure qu’ils réussiront dans leurs efforts à transformer leurs matières premières et leurs denrées alimentaires en articles manufacturés, l’Angleterre, qui ne trouvera plus à leur fournir de compléments, sera obligée de payer les matières premières plus cher, et de vendre ses articles de fabric[ue à plus bas prix, et de leur cbercber en même temps des débouchés plus éloignés. Il doit en résulter qu’elle sera enfin forcée de produire elle-même ses denrées alimentaires ; ce qu’elle peut faire à beaucoup meilleur marché qu’elle ne pourrait se les procurer ailleurs, aussitôt que ceux qui la gouvernent voudront permettre au laboureur d’en prendre une juste part, et de devenir, par la possession comme franc fief du champ qu’il cultive, le plus fécond de tous les producteurs de denrées alimentaires. En renonçant à être le « grand atelier du monde entier, w en affranchissant ses colonies, qu’elle retient comme clientèle, en licenciant les années et les flottes nécessaires à les garder, elle peut se créer chez elle un marché d’une valeur bien plus grande que tout ce qu’elle aura abandonné, et dont l’étendue sera, ce que ces choses ne sont pas, la mesure de la richesse, de la prospérité et du bonheur de ses enfiints. Plus elle fera d’efforts pour empêcher l’accomplissement d’un événement si désirable, plus elle augmentera la misère par laquelle son peuple doit passer pour y arriver.
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