‹ Manuel d'economie politique [microform]Chapitre 46 sur 55 · J-A M0>>A1I’. KT LK PIU · texte numérisé non relu

J-A M0>>A1I’. KT LK PIU

Il veut iaii-ü usage du crédit a, et achète des marchandises, pour le payement desquelles il accepte des traites ou dunne des billets à ordre, ou bien fait escompter du papier de cette espèce, et paye avec 1 argent quhl s'est ainsi procurf. S il emploie le premier moyen, la personne qui lui lait crédit désire remplacer son capital, pour obtenir un nouveau profit sur une nouvelle vente, et, dans ce but, elle fait escompter le papier qu elle a reçu. Ce papier, ou une valeur équivalente d'autres papiers qui le remplacent peut passer dans plus ou moins de mains, mais, en fin de compte Il Ment aux banques pour y être échangé contre le medium de circulation. Celles-ci, qui désirent placer autant de leurs tonds à intérêt qu'elles peuvent le faire avec sûreté, escoini,tent largement à une époque de contiance générale. Le montant du papier escompté, moins l'intérêt pour le temps qu'il a a courir, est ou placé sur leurs livres au crédit de leurs chalands, ce qui augmente le total nominal des dépôts, ou emis en billets de lianque. Dans l'un ou l'autre cas la circulation est accrue, et cet accroissement fait naître une tendance aune hausse générale des prix. Si les billets sont émis par un banquier, ils sont avec le temps déposés chez un autre. Les banquiers balancent leurs comptes les uns avec les autres ; les billets sont soldés par transmission d'espèces, équivalente a leur différence, et sont jirêts à être remis' en circulation, tandis que le montant entier îles dépôts reste au crédit des déposants. Des mandats tirés sur les dépositaires déterminent soit une, soit un certain nombre de livraisons; suivant 1 occurrence, ils arrivent à la même banque, ou comme dépôt d un chaland,— et dans ce cas le montant des dépôts ne varie point, - ou bien comme titres à un payement réclamé par d autres banquiers; et alors ils sont soldés par le payement de balances faibles, en comparaison do leur somme totale. Les dépùfs croissent ainsi à diaque nouvel escompte ; et chaque augmentation des dépôts jiarait au haiiquier une hase solide pour étendre ses escomiiles d'une partie au moins du

la MOxxAn: et i.k imux.

montant de cette augmentation. Les extraits suivants de rapports sur la condition des banques de l'Etat de New-York, faits le 20 décembre f8ël et le 2o du même mois de 18ë2, jetteront quelque lumière sur ce sujet :

Especes

Oillets d’autres banques entre

leurs mains

IJépôts

Circulation

Capital

Obligations et bypotbéques. . .

Obligations dÉtats (garanties

publiques)

frets et escomptes

21) décembre 1831.

^30 banques et leurs succursales araieiit

So décembre 185î.

banques

et leurs succursales a?aient

doll.

doll

On lient voir, on comparant ces exposés, que l'accroissement de la circulation correspond de très-près à celui du capital. Il y a une augmentation de 4,000,000 de dollars dans les obligations de 1 Etat et dans les obligations et les hypothèques, et elle répond a celle, pour la même période, des garanties ournies au département des banques, pour assurer le rachat t es billets livrés à la circulation. L'augmentation des dépôts est de pins de 28,000,000 de dollars, tandis que celle des especes et des billets d'autres banques,— seules valeurs qui puissent rembourser les dépôts,— n'est que de 3,000,000 de dolars. Il est vrai qif il y a environ { 0,000,000 de dollars de ce qu on appelle : « Items d'espèces ». » Ces items consistent en luandats non présentés, qu’une banque peut posséder et qui ^’ont tirés sur une autre, ou en d'autres créances qui, en fait, «e sont pas des espèces, mais qu'on regarde comme réalisa-

,1e e! ' dans les extraits ci-dessus. Les neuf cli.xièmes

I cxnn^rf le nom vague de « items d’espèces p. dans

dansceh0*^,l is- dix-neuf vingtièmes de ce qui est mentionné de 18ol, sont dans les banques de la ville de New-York

i.A .Mu>>Aii'; i:i LK nti\.

Page 1