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tiüiis qu’elle aTîiit accordi's de retniirnor daus sou seni pour la fécmuler de lumveaii, suivant la loi dt^ la nature. Duii autre cuté, il est des exemples de terrains sti'riles, ingrats au plus haut point, dans leur condition primitive, auxquels la x^sence de l’homme a communiqué la fertilité, vertu jirogressive qui s augmente sans cesse ai ec 1 agrégation des consommateurs d’aliments, h'sqiiels sont aussi , au meme degré et en même temps, de véritables producteurs d aliments. M. Tliiers cite, dans l’extrait suivant , jilusieurs de ces exemples : « Après tout, l’espace n’est rien. Souvent, sur la plus vaste étendue de terre , les hommes trouvent de la difficulté à vivre, et souvent, au contraire, ils vivent dans l’abondance sur la plus étroite portion de terrain. Un arpent de terre en Angleterre ou en France nourrit cent fois plus d’habitants qu’un arpent dans les sables de la Pologne ou de la Russie. L’homme porte avec lui la fertilité : partout où il paraît, l’herbe pousse, le grain germe. C’est qu’il a sa personne et son bétail, et qu’il répand partout où il se fixe rimmus fécondant. Si donc on pouvait imaginer un jour où toutes les parties du globe seraient habitées, 1 homme obtiendrait, de la même surface, dix fois, cent fois, mille fois plus qu’il n’en recueille autrement. De quoi, en effet, Xieut-on désespérer, quand on le voit créer de la terre végétale sur les sables de la Hollande? S’il en était réduit au défaut d’espace, les sables du Sahara, du désert d Arabie , du désert de Gobi, se couvriraient de la fertilité qui le suit ; il disx)Oserait en terrasses les lianes de 1 Atlas, de 1 Himalaja, des Cordillières, et vous verriez la culture s’élever jusqu’aux cimes les plus escarpées du globe, et ne s’arrêter qu’à ces
hauteurs où toute végétation cesse. »
Après avoir exposé, pour ainsi dire en courant, les lois ‘'•énérales qui, indépendantes de l’intervention humaine, ao-issent dans le cycle de la vie animale et de la vie végétale, nous sommes prêts à examiner en détail comment le sol est xu’éparé pour être le théâtre du travail de l’homme.
t).\NS LA Matière et dans la force.
Iet quels résultats progressifs l’Jiomme obtient de ses efforts, tant jjour se procurer des aliments que j)our subvenir à d’autres nécessités , dont la pression se fait sentir dès que le besoin primordial de sa nature végétative est satisfait.
Ceux qui désirent étudier les lois j)bysiques mentionnées dans ce chapitre trouveront des enseignements étendus dans les ouviages de Liebig, et dans le traité du professeur Johnston, sur la chimie ax)pliquée à l’agriculture. Les leçons que ce dernier a faites devant la Société d’agriculture de l’Etat de New-York, ainsi que le Mémoire présenté par le professeur Norton, sur la chimie appliquée à l’agriculture, ont mis ce sujet à la portée de tous les lecteurs. On trouve ces deux derniers écrits dans le rapport des opérations de la Société pour ; l’année 1849, dont un grand nombre d’exemplaires circulent J dans 1 Etat de New-4 ork, et qu’on peut aisément se procurer. Il est facile aussi de recourir à l’ouvrage du professeur Emmons, sur l’agriculture du même Etat, formant deux volumes de la série de son Histoire naturelle.
3 S FORMATION DES TERRAINS