‹ Manuel d'économie politiqueChapitre 8 sur 44 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Des Machines.

court chemin , c'est l'emploi <fe. machine,. P

Un appelle maclunes Ions les insli nmen, dont perloctionner son travail: depuis l a hune e t U les S, â„„K ^'«er* et le. métie,".

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™,f„. ■■ * , 0,1> . ,es i»sl««. l'industrie manufacturière et l'industrie agricole auraient vése e dan, une déplorable enfance, et toute, le, jouissances que procurent les production, variée, de I industrie auraient été- inconnues.

Dans 1 élat de nature, l'homme privé du secours des maclnnes peut à peine se procurer les choses nécessaire, à ,„ .ub.fstaoce ; S ne trouve une quelque, mauvais fruit, , de, racines et quèl-

îo!fs* J a ,lï. an ', m °™ 1'": I e ™ «rpnimlion met sous s, dépendance; mai, , peineîlevient-il n.r ,'J? r ' >«p™pre intelligence , soit

p.. >p i.q.j-ort. avec les homme, civilisés, qu'il vo, bienlot sa condition s'améliorer Un arc un lacet, nue fronde, et surtout un fusil et des' munitions que le hasard fer, tomber entre ses q.u'Ï.VendTeure™!'™ """""fc™ 6 ""Pan"™ Quand une charrue parait dans une contrée sans cmhsal.on, elle y opère une véritable révo- 2, ™ k° "W ll ï'!e ■ en construire d'abord de nombreux modèles, idor. les familles soaï

moins accablées de travaux de culture , une partie (le la population inoccupée et cependant nourrie , se livre à des tentatives d'industrie manufacturière et commerciale, le bien-être de la contrée s'accroît, sa production prend de l'importance, et de petites tribus e'parses finissent par former une nation florissante. Sans les machines rien de semblable n'a lieu , et les peu-

Elades croupissent dans l'ignorance et labararifi.

Sans les machines, il faut gratter la terre avec des inst rumens imparfaits ; sans les machines, il faut écraser le blé entre deux pierres mues par la seule main de l'homme; sans les machines, il faut se construire pour abri des huttes de terre ; sans les machines , il faut se couvrir de peaux d'animaux, au lieu d'étoffes souples et moelleuses; sans les machines, il faut transportera dos d'homme les rares produits d'une industrie bornée ; en un mot, il faut se résigner a la vie du castor et rester ou devenir sauvage.

Par l'emploi des machines, au contraire, on voit surgir partout les prodiges de l'industrie. Avec elles les hommes peuvent se procurer facilement, s'ils ont une bonne organisation sociétaire, les choses nécessaires à leur subsistance , à leur bien-être, à leurs jouissances morales et physiques. Elles créent une vie facile et pleine , a côté de la vie purement animale. Elles excitent chez l'homme les puissances de son imagination, en lui révélant tout ce qu'il peut réaliser de beau et de bien par l'alliance de sa force physique avec les forces de la matière, fécondées par son intelligence et son génie.

Mais, dira-t-on , la question est jugée pour

ne doute des bienfaits que l'introduction des

machines doit réaliser au milieu des sociétés au berceau; mais leur effet sur les Sociétés assises et constituées est bien différent; les bienfaits qu'elles y versent sont fort douteux ; car du milieu des sociétés vivaccs et civilisées qui couvrent l'Europe, par exemple, nous entendons sans cesse les plaintes les pins arnères s'élever contre les machines.

Nous sommes loin de nier l'existence des préventions les plus actives contre les machines, nous chercherons à les détruire en faisant, voir qu'il résulte, d'un malaise particulier, un bien général immense , et que les plaintes- qui s' élèvent sont fondées seulement dans uu sens relatifet non pas dans un sens absolu.

Il faudrait se refuser à l'évidence pour nier que les produits du travail de l'homme secondé

r' les machines, les animaux , la puissance de vapeur et la force motrice du vent et des courans d'eau sont plus abondans, et à meilleur marché. Le travail de l'homme sans le secours des machines produit peu , et ce qu'il produit ne saurait être perfectionné, et demeure toujours d'un haut prix. La réaction des machines sur la. population est incontestable aussi ; l'emploi des machines augmentant U production, la population s'accroît et se maintient dans un état satisfaisant.

Malgré l'immense avantage qui résulte de l'emploi des machines, avantagé clairement démontré chaque jour par des faits , cet emploi rencontre de nombreux détracteurs , d'autant plus ardens à le repousser , qu'ils l'accusent d'une foule de maux qui ne sont dus, quand on regarde bien au fond des choses, qu'au vice' radical de l'organisation sociétaire actuelle.

Ces détracteur* «bitia* et peu rationnels ne

s' aperçoivent pas que vouloir proscrire les machines', c'est consentir à rétrograder , ou à rester tout au moins dans un statu t/uo heureusement impossible. Préoccupés de quelques inalliem s partiels, ils perdent île vue le bien du plus grand nombre, et ne pensent point que si nos aïeux avaient repoussé l'introduction des machines, nous ne serions point parvenus au degré de civilisation où nous sommes , tout imparfait qu'il soit. Ils ignorent donc que le despotisme aurait pesé' sur nous de tout son poids, parce que la classe intermédiaire n'aurait jamais acquis la puissance à laquelle elle est arrivée. Le travail de l'homme, aidé par la puissance de la mécanique, a change' la face de la nation, et a fonde' parmi nous la liberté 1 .

Les prodiges enfantés par les machines ne doivent point nous aveugler au point de ne pas reconnaître que, dans l'état actuel de l'organisation sociale , l'introduction des machines dans telle ou telle branche de l'industrie, y jette la perturbation et bouleverse un grand nombre d'existences. Par suite de leur emploi, dos masses d'ouvriers, abandonnés par les chefs d'industrie et par la société, se voient tout-à-coup prive's de leurs moyens de travail ; cela tient au vice de l'organisation industrielle, qui chaque jour tend à entrer dans des voies meilleures. Malgré ce grave inconvénient, il ne faut pas s'interdire l'usage des machines , ou bien il faut renoncer au progrès, il faut abdiquer notre perfectibilité humaine.

Non -seulement , comme nous l'avons dit, les maux dont nom avons parlé sont privés , et les calamités qui seraient la suite de l'absence des machines seraient publiques ; mais encore il y Ta de l'intérêt de ceux-là mêmes qui souffrent

le plus par l'accession des machines , de favori' ser cette accession, puisqu'il arrive une époque où leur bien-être, par l'abaissement du prix des denrées est plus grand qu'il n'e'tait avant, l'aide puissant des machines ; if faut donc faire le bien des travailleurs, pour ainsi dire , maigre' eux, sans avoir en vue la popularité - .

Ce à quoi il est essentiel de bien s'appliquer, c'est à rechercher tous les moyens possibles de rendre moins rude l'e'poijue de transition. Avec moins de cupidité on parviendrait à la rendre presque insensible ; car les machines nouvelles ou perfectionnées ne s'introduisent que successivement dans les diverses industries, et par conséquent le nombre des travailleurs iuoccupés est moins considérable qu'on ne le suppose dans un temps donné. Ainsi un gouvernement qui aurait bien sincèrement le désir de venir tn aide aux ouvriers momentanément sans travail , trouverait de nombreux moyens de leur faire gagner reproductive ment un modique salaire, qui les mettrait à l'abri de la misère.

La sage précaution gouvernementale qui consisterait à donner des moyens de travail aux ouvriers inoccupés par suite de l'usage de nouvelles machines, serait de toute justice; on pourrait même la considérer comme une protection due à l'r.nc des propriétés les plus sacrées. Les travailleurs sont en droit de se plaindre d'une société qui garantit si mal leurs intérêts , et l'on conçoit, sans l'excuser le moins du inoude, leur tendance continuelle à l'insurrection, cette tendance devrait être pour les gouveinans un avertissement salutaire. Là où nous cessons de les concevoir, c'est lorsqu'ils brisent les machines dans l'exaspération ou ils se trouvent de se voir mis à la réforme ; cet acte inintelligent aggrave

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