‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 10 sur 172 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

La plus grande partie des inscripUons que nous publions dans ces pages a été recueillie par nous sur les monuments eux-mêmes. Toutes les planches qui accompagnent notre travail, à l'exception de trois, ont été lithograpbiées par nous-mème ou d'après nos dessins. Ces dessins ont été exécutés sur place, ou réduits sur des estampages à la manière noire ou à la manière blanche. Quoique ce travail consciencieux soit encore au-dessous du désir que nous aurions eu d'être parfaitement et irréprochablement exact, nous l'offrons cependant à nos concitoyens comme un des plus fidèles et des plus complets qui aient été faits jusqu'à ce jour. Les inscriptions du moyen âge que nous publions sont presque toutes inédites; aucune n'a été figurée. Plus de deux cents témoignages historiques nouveaux sont ainsi mis à la disposition de l'histoire locale. Puissent ces titres que nous énumérons en toute simplicité nous valoir la continuation de la bienveillance des érudfts ! Ces quelques pages sont le fruit de recherches nombreuses. Les voyages souvent infructueux: que nous avons accomplis pendant dix ans représentent un parcours de plusieurs milliers de lieues. C'est beaucoup trop sans doute, si l'on considère le peu d'importance du résultat , et cependant nous ne regrettons pas cette peine. Notre mémoire s'est enrichie de souvenirs qui nous suivront jusqu'à la tombe* On goûte un charme profond à s'entretenir avec les âmes

généreuses qui nous onl précédés ici-bas. Le spectacle du présent n'amoindrit pas la douceur de cette vue des anciens âges.

Un certain nombre d'inscriptions nous a été fourni par un manuscrit de l'abbé Legros, resté inédit comme presque toutes les œuvres de ce laborieux et savant érudit. Ce volume» conservé à la bibliothèque du séminaire de Limoges , est consacré aux inscriptions de cette ville. Nous indiquons fidèlement la source de ces emprunts-

En laissant inédites les œuvres de l'abbé Legros et les recherches non moins savantes de son prédécesseur l'abbé Nadaud, le Limousin oublie trop la reconnaissance qu'il doit à ces deux modestes érudits. Ils onl scruté les origines de son histoire avec une minutie, une persévérance de recherches et de détails qui étonnent encore après les travaux des bénédictins. Nous considérerions comme un plagiat honteux tout emprunt anonyme fait aux œuvres de ces compatriotes , et nous sommes heureux de leur rendre à l'occasion un hommage modeste. Nous associons à leur souvenir le nom d'un religieux, le P. Bonaventure de Saint-Àmable , dont l'ouvrage colossal est encore, malgré ses défauts , la mine la plus abon danle et la moins exploitée de l'histoire limousine. Les modernes , Duroux et Allou en tète , n'ont fait que mellre en œuvre avec plus ou moins de bonheur les matériaux réunis par leurs prédécesseurs. Nous regrettons de le constater, mais il faut bien rendre justice à qui de droit : leurs ouvrages n'ont pas mis en lumière un seul fait nouveau. Ces auteurs ont le mérite , et il est grand à nos yeux, de s'être faits antiquaires et historiens en un tenip> où les éludes de ce genre étaient fort dédaignées. Nous

lISSGRJPTfONS DU UJIOliSIN. 75

croyons qu'on n'a pas assez honoré le courage de Dufoux, dfmt l'ouvrage parut en 4 81 1 .

Nous inscrivons toutes les inscriptions sous un numéro d'ordre qui rendra plus faciJes le renvoi de l'une à l'autre et l'usage de la table des matières*

Dans la transcription typographique ^ nous essayons de rendre les abrévalions à l'aide des caractères modernes d'imprimerie i les mots abrégés sont restitués à la marge en lettres italiques.

On pourra trouver étrange l'usage des anciennes mesures remplacées par le système métrique. Il est motivé par le besoin de maintenir les textes en rapport avec les anciens systèmes constatant la dimension et le poids qui y sont mentionnés. Le pied et la livre moderne se rapprochent beaucoup des mêmes quantités exprimées à l'époque romaine par des termes semblables.

Nous donnons toutes le inscriptions romaines dont nous avons eu connaissance.

11 en est de même pour les inscriptions de l'époque romane. Cependant nous avons retranché de notre recueil les inscriptions insignifiantes au double point de vue du texte et de la forme des caractères. Qu'apprendrionsnous en disant que sur la tombe d'Amblard , ^bbé de Saint-Martial, on lisait ce seul mot : jtmblardus ? D'autres sépultures de personnages illustres ne portaient que cette humble prière : Requiescat in pace.

Jusqu'au xvi^ siècle nous inscrivons dans notre recueil toutes les inscriptions , soit inédites , soit publiées. Celles qui ont déjà vu le jour gisent dans des recueils anciens , fort rares aujourd'hui ; il est assez intéressant d'y suivre le développement du style lapidaire. Sous ce rapport , notre recueil est un chapitre de l'histoire littéraire

Le choix commence au xvr siècle; il se justifle par le nombre des inscriptions de ce temps y inscriptions doublement insignifiantes.

Par le même motif > on nous excusera de ne donner qu'un très -petit nombre d'inscriptions des xvii* el XVIII* siècles.

nSCRIPTIOHS DU UMODSm.

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