‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 26 sur 172 · ET MEM CIVIS. LVG · texte numérisé non relu

ET MEM CIVIS. LVG

VENERIAE DVNENSIS

ET Lym I. S. Y. P. Imperuis suis vivus posuil.

A ChaDtemille. — Gruter.

Selon Gruter , un cippe carré provenant du moûtier d'Ahun et transporté au même château portait sur deux de ses faces l'inscription ci-dessus. Nous n'avons pu le retrouver. Peut-être est-il enfoui dans les décombres de cette habitation à demi ruinée.

ET. MEMORIAE IVL. ATIOU. ET IVL. AVTTAE

oœnvGis

EIVS.

H. M. N. N. BmrtdM fnumummtum nMirum neMtanl. Ou mieux H. H. N. N. Hœredes nepotes f

Aa musée de Guéret.

Ce monument se voyait à Bonnat ( Creuse ) , à quatre

lieues au nord de Guéret, non loin de la petite Creuse. Les sigles qui le terminent seraient une formule équivalente à œlle de nos tombeaux modernes : Conceuion perpùuelle^

(45) D M ET MEMO

RIAE G P. CILEI . . . STTL SU tibi terra letis,

AUssel.

Les Romains s'étaient fortement établis aux environs de la ville d'Ussel. Des ruines de villas magnifiques y ont été déœu vertes; dans un camp du voisinage^ on a trouvé une aigle colossale en granit , qui , gauchement restaurée, décore aujourd'hui une fontaine publique. Ce cippe transcrit plus haut se trouvait , il y a quelques années, sous la halle.

(46) D. M ET MEMO

RIAE AEMILI COMBRI

Près d'UsseL

Cette inscription se lit sur une pierre engagée dans la pile d'un pont , sur le chemin aujourd'hui rectifié qui allait d'Ussel à Saint-Exupéry.

Quatre monuments trouvés en Limousin auraient pu grossir cette liste; ils sont plus remarquables par la sculpture que par le sens des inscriptions qui les décorent. Ces dernières ont cependant du prix, puisqu'en

faisant connaîlre le nom des personnages qu'ils rq[>résentent , elles déterminent leur âge.

(47) PROCOP' ANTHEM' ANT FIL'

Le premier, décrit dans une notice de Tabbé Legros accompagnée d'une planche , est un dyptique en ivoire. Il représente le consul assis sur sa chaise curule; il est surmonté de Tinscription Proœp' Anthem' Àru' FiV. C'est le nom d'Antbemius, fils du patrice Procope, qui exerçait la charge de consul Tan 455. Ce dyptique a été trouvé à Limoges.

(48) FL. FEUCIS VCœM AC M AG VTR MIL PAIR ET COS ORD

Le second monument est encore un dyptique en ivoire- Avant la révolution , il servait de reliure à un manuscrit de la vie de saint J union , conservé dans la collégiale de la ville du même nom. La générosité d'un maire a fait don de la moitié antérieure à la bibliothèque nationale. Ce monument a été publié par Mabillon dans ses Annales (m, 203). L'inscription FL Felicis V C com ac Mag Vtr mil patr et cos ord., est lue ainsi par lui : Flavius Felicis, vir clarissimw , cornes ac magisier utriusque militiœ « patridus et consul ordinarius. Ce patrice appartient plus directement au Limousin par ses liaisons avec un évèque de cette province, Rorice l'ancien, qu'il vint visiter vers 480. Depuis la publication de Mabillon, la partie antérieure a été plusieurs fois reproduite par la gravure. L'autre partie, dont Mabillon a donné le dessin, est perdue. Elle représente aussi le consul debout et vêtu de la même manière; la seule différence consiste dans l'attitude des

mains : la droite tient un rouleau ; la gauche est cachée sous son manteau.

Le château de Crémières possède deux médaillons en marbre de la plus belle exécution. Us représentent , dans des dimensions plus petites que nature , deux tètes d'empereurs.

(49) AVKELIO. C. S. IMPERATOR

On lit autour de la première : ayrelio g. s iuperator. Cette légende embarrasse doublement les antiquaires : cette faute de langue , rapprochée du nom qui ne figure pas parmi les empereurs du haut empire, laisserait douter de Tauthenticité de cette sculpture. Ne serait-ce pas une imitation habile de la renaissance ? Plusieurs châteaux de notre province , et notamment celui du Fraisse , ont reçu à celte époque des marbres qui avaient cette origine.

(50) TMP. C. 0. TRAIANVS DECIVS

Autour du second médaillon, représentant une tète d'un âge mûr , on lit : imp. g. o. traianvs degivs. C'est donc un portrait.de Dèce, qui monta sur le trône impérial en 246.

On nous signale, près du bourg de Roussac, sur un piédestal de croix, un fragment d'inscription romaine que nous n'avons pu lire sur place.

Un fragment de même nature, où Ton ne distingue plus que les lettres A E S V, se voit au transsept nord de réglise du Dorât.

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