‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 109 sur 264 · FIN DE L ÉVOLUTION DE LA TRAGÉDIE · texte numérisé non relu

FIN DE L ÉVOLUTION DE LA TRAGÉDIE

sorte, pour des héros empruntés à l'épopée. Elle les rend trop modernes, trop semblables aux Athéniens contemporains du poète, et aussi peut-être trop semblables les uns aux autres. C'est une langue qui se prête de plus en plus à exprimer des choses universelles, idées ou sentiments, mais qui, par là même, n'est plus assez spéciale ni à la tragédie ni à la tradition épique. On s'explique qu'elle ait pu être imitée déjà du vivant d'Euripide par un poète comique aussi original quArisIcqjhane; on s'explique encore mieux qu'elle ait pu passer comme un héritage, sans modiflcalions jirofondes, à Ménandre el aux poètes de la comédie nouvelle.

7. Fin de révolution de la tragédie *. —L'étude successive cl comparée des trois grands poètes liagi(pies du v' siècle nous a déjà permis d'embrasser l'évolution du genre tragique en ce qu'elle a eu d'essentiel. Il nous reste, pour en compléter l'exposé, à dire quelques mots des autres poètes qui l'ont cultivé en même temps qu'eux, ou après eux, et à indiquer sommairement comment la tragédie a lini en tlrèce.

Le nombie des poètes (jui prirent part aux concours tragiques à Athènes dans le courant du v« siècle paraît avoir été grand. Aucun genre n'était alors aussi populaire que la tragédie ; aucun n'assurait aux vainciueurs aut.intde gloire et de profit. Il esta croire que plusieurs de ces poètes produisirent des leuvres remarquables. Certaines de ces œuvres l'emportèrent dans les concours sur celles d'Eschyle, de Sophocle et dEuripide. Mais ce qui nous en reste se réduit à des titres et à des fragments, qui

Page 1