Orysar, De Doriensium comœdia, Colof^ne
chants, et plus ou moins semblables à celles qui se jouaioni spontanément dans les fêtes dionysiaques. Ces srèius sans lien devaient être plus voisines, comme genre, dnos parades de foire que de la comédie proprement dilc
C'est cette farce mégarienne qui, d'après une tradilion mal éclaircie et suspecte, fut transportée en Attique parmi certain Susarion vers H70. Après lui, Myllos et Méson. poètes plus obscurs encore, l'auraient, dit-on, cultivée av«'( quelques succès, au temps de Pisistrate et de ses (ils. Kn réalité, il n'y a là que des faits insuftisamment connus, < i ce n'est qu'au commencement du siècle suivant, après I. temps dos guerres médiques, que la comédie attique f.iit vraiment ses débuts dans l'instoire littéraire.
2. La comédie sicilienne. — Épicharme*. — Maiquelques années plus tôt, elle s'était déjà organisée danune autre partie du monde grec, en Sicile. C'est là (\\V' nous devons l'étudier tout d'abord.
Les origines de la comédie sicilienne sont plus obscun encore pour nous que celles de la comédie atti(|ue. Il est ,1 croire d'ailleurs qu'elles n'en didV'rèrent que peu. Là au^si. ce fut probablement dans la liberté Joyeuse des fêtes dio nysiaques que s'ébaucha le genre futur. Cependant on peu' soupçonner au moins, sinon affirmer, que certaineinfluences spéciales en favorisèrent plus qu'ailleurs !'• développement Le peuple sicilien était mo«jueur, enjoué : il avait un goût naturel pour la mimique et pour une gesticulation expressive; il aimait à parodier ou à contrefaii»'