‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 136 sur 264 · Polybe, XII, 25, F · texte numérisé non relu

Polybe, XII, 25, F

^- Polybe, XII, 28.

HISTOIRE DE LA LITÏÉRATUHE GRECC^UE

THUCYDIDE ET SES SUCCESSEURS

lateur diligent; ce u'estpas assez pour être un historien tli-

premier ordre.

6. Théopompe. — Né à Chios, vers 380, Tht'opomp.' appartenait à une famille aristocratique et riche. Sa jeunesse se passa en exil : une révolution démocratique avait banni sa famille de Chios. Vers 360, il fut, à Atln'ii.s, rélève d'Isocrate, en même temps qu'Kphore. On a vu plus haut comment le maître jugeait ses deux disciples. Tli. npompe eut, comme orateur, de grands succès dans le g.tii. épidictique : son éloge de Mausole était célèbre. Lul-nit-np . ^ans une de ses préfaces, avec une vanité tout isocrali(|u. . disait qu'il n'y avait pas un lieu célèbre en r.rèce ou il n'eût fait ap'plaudir son éloquence '. Ses voyages et sa r.|.utation lui tirent connaître tous les hommes d'État do s.m temps. L'amitié d'Alexandre lui permit de rentrera Ci»io>; mais, après la mort du roi de Macédoine, il en fut chnss» de nouveau, et recommença sa vie errante. On ne sait .«ii ni quand il mourut. Il laissait d'assez nombreux disour^ et divers ouvrages historiques, dont le plus important «!• beaucoup était V Histoire Philippiquc (^iXir-ixi), en « inquante-huit livres : il y racontait l'histoire de la <.i< :. depuis 362, où s'arrêtent les Helléniques de Xénoj>hoii, ju^ qu'à la mort de Philippe, en 336. Quelques-uns des fragments qui nous en restent offrent un vif intérêt.

Le titre même de l'ouvrage est une trouvaille : llistoii' Pkiiippique, cela signifie tout de suite que Philippe o>f d«' venu le centre du monde grec, et (jue toutes les cit.-. \ compris Athènes, gravitent autour de lui : vue profon.'u ,h qui ne venait pas du désir de flatter Philippe, car pers-nn» n'a dit plus de mal de ce prince que Théopompe. AutoaiMJ» cette figure centrale de Philippe, se déroulait toute a vir de la Grèce pendant les vingt années qui précèdent lliégémonie définitive de la Macédoine. Chez Théopompe comme chez Éphore, le sujet principal était souvent laissé d? oùté

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