‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 149 sur 264 · Poét · texte numérisé non relu

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LA PHILOSOPHIE ATTIQUE

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Du poète, nous ne dirons qu'un mot : c'est que l'outi m du Scolie à Hermias (vulgairement appelé VHymne à la Verlu n'était pas un Pindare assurément, mais qu'il était mieiiv qu'un honnête versificateur : c'était une âme élevée, nourrie de la substance des grands lyriques.

Les dialogues ont été fort vantés par les ancion<. Denys d'Halicarnasse en loue le style pour sa clarté, snn agrément, sa force'. Cicéron parle avec admiration <lii « fleuve d or » de l'éloquence d'Arislote, qui entrain.' .t déracine les arguments dr srs advorsaires2. Quinlili. n vante son abondance et sa douceur^. Quelques fragm.nis nous permettent sinon d'en Juger en pleine connaissan. .■ de cause, au moins de nous expliquer en partie ctit. admiration. Ce n'est pas à dire qu'Aristote s'y soit janinis révélé comme un égal de Platon. On y reconnaissait !.• bon élève d'Isocrate plutôt que le poète du Phèdre el .lu Banquet. Ils étaient d'un Cicéron grec, plus serré, plus pi ..fond que l'autre, moins spirituel probablement. L'aut.ur essayait d'approprier les discours de ses personnages à leur caractère, nous dit-on : par là, il était dramatiqur. mais beaucoup moins cà coup sûr que Platon, chez qui loul est vivant. En tête de chaque livre d'un dialogue, Aristolf, coïunie son imital<'ur latin Cicéron, aimait à se mettre luimême en scène pour exposer ses propres vues^.

Parmi les ouvrages d'érudition, beaucoup, évidemmenl. étaient à peine des œuvres littéraires. Dans les Didascali's, par exemple, on ne pouvait guère demander qu'un mérit»de netteté. Ce mérite, du moins, était assez grand pour rendre l'érudition d'Aristote aussi agréable que possible. Sa Collection des Traités de Rhétorique avait fait oublier par là les originaux. C'est aussi le genre de mérite qui fait surtout la valeur littéraire du traité de la Constitution

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