‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 156 sur 264 · Antidotii, k»;Panég., 17; 188; Évagoras, 8-11 ; etc · texte numérisé non relu

Antidotii, k»;Panég., 17; 188; Évagoras, 8-11 ; etc

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l'éloquence ATTIQUE

plutôt encore la culture que le sang*. Les guerres médiquos ont été le triomphe admirable de. la civilisation sur la barbarie. Mais depuis, tout a changé. Le Grand Roi mène les affaires de la Grèce ; le honteux traité d*Antalcidas est pour lui le plus glorieux des trophées 2. Est-il donc devenu plus puissant? Non. Dix mille Grecs ont pu récemment traverser l'Asie entière au mépris de ses menaces. Ce qui fait sa force, c'est la désunion de la Grèce. Les cités grecques sont jalouses les unes des autres; chacune s'affaiblit par ses discordes intérieures ; tout n'est que désordre et confusion. La cause même du mal en indique le remède : il faut que les (îrecs se rapprochent les uns des autres et acceptent une hégémonie nécessaire. Laquelle ? Sparte est grossière, illettrée, tyrannique, dangereuse à tout le monde. Thèbes est pire encore. Athènes semble désignée pour ce noble rôle, qu'elle a jadis rempli glorieusemenL Si elle l'a perdu, c'est d'abord qu'elle s'est livrée, dans son gouvernement intérieur, à la fausse démocratie, à la tyrannie des démagogues, qui tirent leur force des mauvaises passions et vivent des misères de l'État. C'est ensuite qu'au dehors elle a voulu fonder un empire sur la force, qu'elle a manqué envers ses alliés à la loi suprême de la modération (^loçpoauvT)), nécessaire aux cités comme aux individus ; elle a soulevé contre elle, par ses fautes, des haines violentes ; il ne s'agit pas de reprendre Amphipolis: il faut pratiquer la justice et se faire aimer des autres Grecs. Isocrate espéra longtemps ramener Athènes à la constitution de Solon et aux vertus d'un âge d'or qui n'avait jamais existé. Comme son espoir tardait à se réaliser, il se tourna vers d'autres appuis. Il pensa peut-être h. Denys de Syiacuse, puis à Jason de Phères. Ceux-ci lui manquant, il >•■ tourna-vers PhilTppe, en qui il vit le chef attendu qui devait faire l'unité pacifique de la Grèce et assurer son triomphe

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