Voir notaniinont IX
HISTOIRE DE LA LITTÉRATIBE GHECQUE
POLYBE ET LES DERNIERS ALEXANDRINS
mrme composé un écrit technique spi'ci.il. Quant à la politique, il Ta d'aljonl [)rali<|uée personnellement, avant d'en causer avec l'élite des hommes d'Ktat romains. Pour connaître le théâtre des événements qu'il devait raconter, il a fait de nombreux voyages géographiques; après l'intelligence des choses, la connaissance des lieux est, à son avis, la plus importante des qualités nécessaires à l'historien. Non seulement il a visité, en soldat ou en négociateur, la plus grande partie de la (irèce et de l'Italie, TKgypte, la Sicile; mais encore il a fait de véritables voyages d'explorations dans la Libye, l'Ibérie, la (iaub* voisine de rOcéan; il a parcouru les Alp<'satinde mieux compiendre la marche d'Annibal. Il se félicite (luehjuc part de cr que les con(|uétes d'Alexandre d'abord, «'nsuile celles de Home, en faisant l'unité du monde, ont rendu les voyages sinon lacilrs, au moins possibles *. En outre, il a lu les écrits de ses prédécesseurs : sans croire que l'érudition dispense de tout le reste, il ne méprise pas l'érudition. Son livie est rempli des noms de ceux qui ont traité avant lui les mêmes sujets. Il a vu des archives et il cite quebjuefois les documents in-e.rtcHSO. l/emploi (pi'il fait d'une labb' de brruize de Lacinium pour dresser l'état des forces d'Annibal est remarquable*^.
Ajoutons qu'il sait user des informations avec critique et impartialité. Sa critique résulte surtout d'un bon sens très ferme éclairé par l'étude directe des r|i(>ses : un récit «le bataille qui présente des circonstances impossibles «t il ex( (die à démêler ce qui est possible ou ce qui n«' l'est pas est rejeté par lui sans hésitation, qurlle (pie soit l'autorité de celui qui le rapporte. Son impartialité est pleinement consciente. « Dans la vie ordinaire, dit-il. de certains égards sont permis... Mais quand une fois on revêt le caractère d'historien, il faut oublier tous ses sentiments persou-