Éaitions
Westermann, Paris. 1849, Bibl. Didot; Kayser, 2 vol., Leipzig 1870-1871, Bibl. Teubner; Benndorf, Leipzig, 1893.
LA RENAISSANCE HELLÉNKJUE
non, deviennent pour lui des matières de discours ingénieux et brillants. Toutefois, dans cette rhétorique de sophiste, il laisse paraître de l'agrément, de la finesse, de la vie, une certaine grâce malgré son affectation, et même du goût.
A la fin du in' siècle, parut un autre Philostrate, petrt-fils du précédent, qui composa, en l'imitant, un second recueil de Tableaux, inférieur aux précédents. On y joint d'ordinaire les Descriptions de statues ( 'Exçpâjei;) d'un certain Callistrate, inconnu d'ailleurs, œuvre hyperbolique et laborieusement contournée.
Claude Élien ', Sabin de Préneste, fut un contemporain de Philostrate l'Athénien, qui le compte parmi les sophistes grecs, non sans raison ; car il avait beaucoup écrit, et toujours en grec. Il nous reste de lui un Traité sur les animaux et un recueil intitulé : Histoire variée. L'esprit des deux ouvrages est le même. Élien est un collectionneur de faits, dénué de critique et de science véritable, mais affligé d'une déplorable tendance à moraliser et à dogmatiser hors de propos. Toute sa composition consiste à entîler des historiettes, mêlées de réflexions puériles. Il écrit d'ailleurs avec recherche; son élégance de mauvais aloi faisait illusion à ses contemporains, qui semblent l'avoir pris pour un homme remarquable : il fut surnommé MeXtYXwaao; « Élien à la langue de miel ». Cette saveur douceâtre est bien près aujourd'hui d'inspirer le dégoût. Son Histoire variée vaut surtout pour nous par un assez bon nombre de renseignements historiques. Ses Lettres rustiques nous ont conservé quelques sujets de comédies, librement transposés en compositions de fantaisie.
17. La poésie. — Oppien ; Bahrius. — La poésie du ii« et du iii« siècle tient de près à la sophistique, dont elle mani-
Hercher, Paris, 1858, Bibl. Diddt ; du même, seconde édition, Leipzig, 1864, Bibl. Teubner.
feste partout rinlluence. Elle ne peut nous arrêter loiii:temps. C'est une poésie d'école, d'imitation pure, sans ..liginalité, et, en somme, de peu de valeur.
Laissons de côté l'épopée, mythologique ou historiiiue, toujours insignifiante. Le drame n'existe plus. Seule, la poésie didactique a encore quelque vie. On trouverait à mentionner alors des poèmes géographiijues, tel que le Tour du monde de Dcnys de Périégète, des poèmes nudicaux, botaniques, etc. Il nous suffira de distinguer en ro genre deux poètes, Oppien et le fabuliste Babrius.
Oppien^, de Cilicie, composa, vers la fin du règne de Marc-Aurèle, un poème en cinri livres Sur la Vrchc ('AXisuTixi), t|ue nous possédons encore. Ce sont des descriptions et des préceptes, recommandables par certains mérites d'élégance et de savoir-faire; il n'y a guèr.- là de véritable poésie. Un autre poème, les Cynégctiiitica (KuvTjYcTixà), sur la chasse, est attribué également àOpi»i«n. En réalité, il semble appartenir à un autre Oppien, Syiioii. qui vivait au commencement du iii« siècle. L'œuvre est si lisiblement inférieure en mérite à la précédente.
Babrius-î a plus de réputation; c'est presque un classique. Nous ne savons rien ni de sa personne ni d<' a vie. Le temps même où il vécut est fort incertain. Il n • des raisons de croire (lu'il est de peu antérieur au in« siècle. Il composa, en plusieurs fois, une série d'apologues, dont une partie seulement est venue juscju'à n'Mi>. La plupart de ses fables sont simplement des faM-'-