‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 219 sur 264 · Éditions · texte numérisé non relu

Éditions

Walz, Rhetores grseci, 9 vol , Stuttgard, 1832-1836; Spengel, Ithelores grœci, 3 vol., Leipzig, 1853-1856, nouvelle édition, 1893, Bibl. Teubner.

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nS HISTOIRE DE LA LllTÉBATClBE GvRECl^UE

LA RENAISSANCE HELLÉNIQUE

Laodicée, un peu plus jeune; et surtout Cassius Longin, né vers 220, mis à mort en 273, pour avoir soutenu la résistance de Zénobie, reine de Palmyre, contre Femperenr Aurélien; on lui a attribué à tort le traité anonyme Sut /r Sublime, dont il a élé question plus haut; mais il a joui d»' son vivant d'une réputation de professeur et de critiqu»' q.ue nous n'avons aucune raison de croire imméritée.

20. La philosophie et la science avant le Néoplatonisme. — Ptolémée. — Galien. — Sextus Empiricas. — Sérieuse ou frivole, la sophistique, par elle-même ou par ses dépendances, était loin d'absorber alors, malgré ses succès, toulr l'activité des esprits. Nous avons vu plus haut des monilistes, des penseurs, des historiens, qui lui étaient à pou près étrangers. La même période a produit une reniaiquable littérature scientifique et une grande philosophie. Nous parlerons de l'une et de l'autre dans la mesure où elles intéressent l'histoire littéraire.

Nous n'insisterons donc ni sur le mathématicien philosophe Nicomachos de Gérasa, qui paraît avoir vécu au commencement du u" siècle, ni sur Artémidore «l'Éphès.'. représentant d'une science singulièrement fantaisiste, bien qu'alors estimée, TOnirocritique, ou interprétation songes. Mais il faut distinguer un homme de valeur, gé« graphe, astronome, mathématicien, Claude Ptolémée, d'Alexandrie, contemporain de Marc-Aurèle ^ Par son Traité d' astronomie, il a exercé une influence profomle sur la science du moyen ûge, qui avait reçu ce livre dr^ Arabes sous le nom d'Almageste. Divers autres ouv^agt'•^, consei-vés en partie ou perdus, ne relèvent que de la science pure. Nous lisons encore sa Géographie, <jiii ne se compose guère que de nomenclatures et d'indications techniques, mais d'où Ton peut tirer une con-

1. Il n'y a pas d'édition d'ensemble. Pour la Géographie, édition de Wieberg et Grashof, Essend, 18391845 ; nouvelle édition, en cours de publication, dans la Bibl. Didot.

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naissance précise et intéressante du monde romain, de ses voies de commerce et des communications entre ses parties.

La médecine et les sciences attenantes sont aussi représentées alors par quelques hommes que la littérature même ne peut ignorer. Si le botaniste Dioscoride, de Cilicie, contemporain de Domitien et de Nerva, n'est connu qu'à titre de collectionneur, si les médecins Rufus et Soranos d'Éphèse, Xénocrate d'Aphrodision et Arétœos de Cappadoce, sont des spécialistes, il n'en est pas tout à fait de même du célèbre Claude Calien*. Né à Pergame, en Tan 131 de notre ère, instruit dans toutes les sciences du temps, médecin et chirurgien estimé sous Marc-Aurèle et Commode, il fut presque aussi renommé pour son talent de conférencier et d'écrivain que pour son savoir spécial, et ne cessa guère d'écrire jusqu'à sa mort, vers 201. Ses ouvrages principaux forment un ample cours de médecine, qui résume toutes les connaissances du temps; d'autres touchent à la logique, à la morale, à la grammaire même. Galien n'est pas un esprit très original, mais c'est un homme de beaucoup de sens et de savoir, qui écrit sans affectation et sans négligence.

Le grand effort de la pensée dans cette période s'est manifesté dans la philosophie proprement dite, et particulièrement dans le Néoplatonisme.

Vers la tin du ii« siècle, la philosophie semble dans un état de demi-confusion. Il n'y a plus de doctrine bien nette. Les anciennes écoles subsistent de nom, mais elles se rapprochent en fait les unes des autres. Le Platonisme et le Pylhagorisme, mélangés de péripatétisme et de stoïcisme, tendent à constituer une sorte de spiritualisme

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