‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 220 sur 264 · Édition · texte numérisé non relu

Édition

Kuehn, 20 vol., Leipzig. 1821-1830, dans les Opeî'a medicorum qrmcorum, t. 1-XX; Scnpla minora, 3 vol., Leipzig, 1884-1896, Bibl. Teubner.

LA RENAISSANCE HELLÉNIQUE

mystique, qui cherche sa formule définitive. Après Plutarque, les représentants de cette tendance sont d'ailleuis d'obscurs personnages, dont les caractères individuel n'intéressent guère aujourd'hui qu'une érudition spéciale. Le Cynisme n'est qu'une secte passablement grossière, à laquelle quelques pamphlets, comme ceux d'OEnomaos de r.adara, à la fin du ii" siècle, ne suffisent pas à donner uiif importance littéraire. Vers le même temps, il est vrai, le Scepticisme appelle de nouveau l'attention, grAce à un médecin de l'école dite empirique, Sextus, qui résume el complète la doctrine do la secte dans ses Commentaires sceptiques et dans ses Esquisses pyrrhoniennes *. Mais ers ouvrages, qui sont venus jusqu'à nous, ne semblent pas avoir exercé une action notable sur la société contemporaine; ils sont d'ailleurs singulièrement fastidieux, et leur principal intérêt vient de ce qu'ils nous font connailnbeaucoup d'opinions et de théories, philosophiques, maliiématiques, grammaticales même, en les discutant.

21. Le Néoplatonisme. — Plotin et Porphyre. — De celle confusion sort enfin, au m* siècle, une remarquable doi trine, qui est le Néoplatonisme. Son véritable fondateur est un firec d'Egypte, Plotin, né a Lycopolis en 204, mort à Rome en 270. Disciple d'Ammonios Saccas, à Alexandrif, c'est de lui qu'il reçut le germe de sa doctrine. Il l'organisa peu à peu par ses méditations personnelles, à travers une vie assez agitée, et vint enfin l'enseigner à Home, à partir de 244. Les vingt-six dernières années de son existence >e passèrent là, au milieu de disciples qui l'entouraient duie vénération profonde.

Les leçons de Plotin, rédigées par lui à la hAte et rrinies par son disciple Porphyre, forment les Ennéades, sén*

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