Éd. Dindorf, Bonn
LA FIN DE L*HELLÉNISME
ni
achevé en 554. Plus tard, après 558, il publia un second ouvrage, en six livres, Sur tes Constructions du même [nin< , . Ces deux œuvres, d'une réelle valeur, avaient le tort pourtant de ressembler à un panégyrique continu. On n'avait pas le droit, sous Justinien, de dire publiquement la simple vérité. Procope prit sa revanche dans une Histoire secrète, qui ne put être divulguée que plus lard ; pamphlet acerlM\ qui flétrit les personnages que le même auteur avait le plu> loué dans ses écrits publics, Justinien et sa femme Théodora, Bélisaire et sa femme Antonina. Toutefois, là même, Procope ne paraît faire autre chose que répéter ce qui s»' disait tout bas dans les cercles bien informés de Byzaiu «■. Ces trois ouvrages, lorsqu'on les corrige l'un par l'autre, ont une valeur incontestable. L'auteur, homme d'expérimc»', attentif à se renseigner, et doué d'un jugement droit, a eu le talent de faire revivre la société de son temps dans (1<'S récits et des descriptions qu'on lit encore avec inlénH.
A côté de Procope, se placent ses continuateurs, Ai:athias de Myrina, Ménandre le Protecteur (garde du co^^t^ , Théophylactos Simocattès ; puis, Jean Laurentius, dit k Lydien, auteur d'une Histoire perdue et de trois traités conservés Sur les Mois, Sur les Magistratures romaines. Sur les Signes célestes, œuvres d'une érudition confuse, mais non dénuées de toute valeur documentaire.
Au delà, nous ne trouvons plus que des chroniqueurs d<' plus en plus indignes d'attention, qui vont rejoindre las^ri' obscure des annalistes byzantins. Le dernier, Jean Malalas. moine du vin* siècle, doit être déjà compté parmi ceux-ci.
Les géographes de ce temps, depuis Plolémée, n'ont réellement aucun titre à figurer dans une histoire de la littérarature. Seul, peut-être, Etienne de Byzance, qui vécut probablement au v« siècle, doit être au moins mentionné ^. Ses Ethniques formaient un ample recueil de notices de