‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 231 sur 264 · Éd. Kœchly, Leipzig, 1857, Bibl. Teubner · texte numérisé non relu

Éd. Kœchly, Leipzig, 1857, Bibl. Teubner

d'entre eux : Tryphiodore *, dont il nous reste une Prise (Tllion, en sept cents vers environ, œuvre sèche et froide, qui n'a d'autre mérite qu'une certaine élégance de form»' ; Colouthos'-^, de Lycopolis, en Egypte, à qui nous devons une très courte épopée, fort insignifiante d'ailleurs, sur VEnlèvement d'Hélène; — Musée enfin 3, auteur du joli poèiin; intitulé Héro et Léandre^ simple histoire d'amour, en trois cent quarante vers, qui lient à la fois de l'épopée alexandrine et du roman contemporain.

Il faut mettre dans une classe à part les poésies ililis orphiques ', sur lesquelles nous n'avons pas d'ailleurs à nous arrêter longuement. Elles se rattachent toutes à un mouvement d'idées mystiques, connues sous le nom d'or[diisni<', qui avait commencé dès le vi« siècle avant notre ère, et tiiii semble avoir duré presque autant que le paganisme, ♦mi subissant d'ailleurs des transformations diverses. Quel(|u.'>unes de ces poésies ont la forme d'épopées. Telles scnit l<s Argonautiques, dites orphiques, qu'on rapporte par con. j« ( ture au iv« siècle; c'est un des poèmes de ce groupe où la tendance orphique est le moins sensible. Telle était aussi une Théogonie orphique, aujourd'hui perdue. D'autres sont des hymnes, qu'il est presque impossible de dater, et ijui éveillent plus de curiosité par leurs formules obscures <|ut de véritable intérêt littéraire. — Au même genre, sin.n au même groupe, on peut rattacher les Oracles sybilliu^, >ur lesquels nous n avons pas à insister.

La poésie lyrique, sous l'Empire, ne s'était guère manifestée que sous forme d'épigrammes ou de chansons. l\n\e proprement dite a bien eu encore, il est vrai, une existent. officielle; mais rien de ce qui en reste ne mérite vrainnnl

1. Éd. Lehrs, Paris, 1839, Bibl. Didot, dans le même volUine qu'Hésiode.

2. Éd. Lehrs, Paris, 1839, Bibl. Didot, même volume qu'Hésio i*^.

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