Banquet de» Sept Sayes, p. 156, F. des Moralia de Didot
n>st pour nous qu'un nom, auquel ne se rattache aucun souvenir précis.
L'intérêt de celte sèche énuraération est de nous conduire jusqu'au vr siècle, c'est-à-dire jusqu'au temps où nous voyons s'ébaucher Tliistoire proprement dite. Celle-» i commence par des transcriptions en prose di*s poèmes généalogiques légèrement modifiés. II y a donc là une filiation directe qu'il importait de mettre dans tout son jour.
En somme, nous voyons les deux grandes formes de l.i poésie diilactique venir se fondre, pour ainsi dire, dans (h> genres différents qui les absorbent. La poésie morale et le<:linique abandonne son contenu à l'élégie ; la poésie généalo gique cède le sien à l'histoire. Cela ne veut pas dire que l'un» et l'autre n'eussent eu leur raison d'être à leur heure; maila brièveté de leur destinée laisse du moins soup(;onn«i qu'il n'y avait pas là cohésion profonde et complète enti •• la matière et la forme, comme pour l'épopée propremeni dite. Ici, la matière, étant faite surtout de raison, de réalil»'. d'obsei-vation même et de méthode, n'exigeait aucunement la forme ample et pompeuse du vers épique ; elle s'en était servie un instant pour se donner de l'autorité et parce qu» cette forme était à la mode. Mais, en fait, sa vérital»!» nature tendant à la prose, elle devait s'y acheminer pin ou moins rapidement.