‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 43 sur 264 · Vers 173 et sniv · texte numérisé non relu

Vers 173 et sniv

Solon, en un cas pareil, trouvait plus sage de refaire sa fortune par le commerce. Il avait foi d'ailleurs en la Justice de Zeus. Mais Théognis doute piesjjne des dieux euxtnèmes:

{) Zeus vénéré, lu me remplis d'élonnemenl ! Quoi', tu es le ioi du monde, riche d'honneur el de puissance; tu connais à merveille l'esprit el le coHir de chaque homme : ton pouvoir, ô roi. est suprême. Comment d(uic niors, fils de Kronos, ta pen- -t'e consent-elle à mettre sur la même \\*ii\o les méchants et les bons, ceux dont l'àme se ttmrne vers la justice et ceux qui, olnissant à l'iniquité, se livrent à la violence > ?

l*ar moments, Théognis désespère et appelle la mort:

Heureux, trois fois heureux celui (pii. sans combats, descend •lans la noire demeure d'Adès avant d'avoir tremblé devant ses ennemis, avant d'avoir fléchi devant la nécessité-, avant d'avoir • prouvé le cœur de ses anns-*.

Ailleurs, il expiime sa soif de vengeance :

Quand m\ hiunme a soutlerl une grande injustice, il rapetisse; tjiiand il s'est vengé, il grandit de nouveau ^.

Flatte ton ennemi en paroles, el. quand il est sous ta main, fi;ipj»e-le, sans chercher de j)rélexlc''.

I*uissé-je boire leur sang noir, el qu'un dieu favorable me vienne en aide pour acconq>lir ces choses selon mes vœux<^.

Théognis, pourtant, ne serait pas (irec s'il n'était capable •le dire aussi la douceur de la vie, le plaisir de la jeunesse. Il joie spirituelle des banquets où l'on chante et où l'on ' ;mse. U a parfois de la tendresse', de l'esprit^. Mais, dans !'• loge même du plaisir, il évociue volontiers l'idée de la mort, avec une vigueui d'expression à la fois tiiviale et '''lo(|uente.

l- Vers 373 el suiv.

- Le lexle de ce vers est douteux.

:{. Vers 10t3-10î(î.

'. Vers 361 -303.

•• Vers 364-365.

♦i. Vers 349-:i=)0.

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