‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 46 sur 264 · Hérodote, V · texte numérisé non relu

Hérodote, V

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mais qui ne sont pas toutes authentiques, tant s'en faul : .i gloire même lui en fit attribuer qui n'étaient pas de lui. Parmi ces épigrnmmes, beaucoup n'ont qu'un mérite .!.• simplicité et d'exactitude dans l'indication de imiiis propres et de faits difficiles à enfermer en un disliqii- . D'autres ont une véritable éléijance. Les plus belles n.iiliennenl une iirande pensée morale que la biièveté mém.de l'expression rend plus frappante. Les guerres médiqii. >. par exemple, ont magnifiquement inspiré Simonide. D.iii» la bouche des comballanls tués aux Therniopyles, il places deux vers a<lmirables, «lu'il inscrivit sur leur lombc.m :

Étranger, va dire aux Lacédémoniens que nous sommes i. i couchés, dociles à la parole qu'ils avaient dite ',

Voici d'autres vers qui semblent se rapporteraux niorl> Platée :

Pour couronner leur patrie d'une gloire inextinguible, ceux -i se laissèrent envelopper par le sombre nuage du trépas; mai-, dans la mort même, ils ne sont pas morts, car voici qu'en haut leur vertu, les glorifiant, les arraehe à la demeure d'Adès -.

L'épigramme avait atteint sa perfection avec Simoniti» . Pendant les deux siècles i\\i\ suivirent, elle garda le méi caractèn* de largeur et de simplicité dans l'élégance, sans devenir d'ailleurs un genre littéraire de premier plan. Il faut arriver à la période alexaudrine pour la voir à la \'> universellement cultivée par les éerivains, et parée d'u élégance sinon plus heureuse, du moins plus travailler i plus raffinée.

11. Hipponax. — Mentionnons encore, à la fin de ce période, un ])oète du genre iambique, l'Kphésien Hippon resté célèbre surtout par l'invention du vers choliambir ou iambique scazon (ixâ^^tov), c'est-à dire boiteux : tri m è iambique dont le dernier iambe était remplacé par ti

.spondée. L'emploi de ce mètre nouveau correspondait évidemment à une inspiration nouvelle aussi, à un goût de réalité un peu grossier. L'auteur du Traité de rélocution, Dt'métrius, parlant de certaines ch(^ses gracieuses par t'iles-nièmes (les roses, les nymphes, l'hyménée), dit qu'elles le seraient encore dans la bomhr même d'un Hipponax : (• est assez dire à quel point son inspiration était triviale et iiid«'. Il était, dit-on, petit et contiefait ; de plus il était pauvre. Hn s'«'xpli(|ne sa méihanle hunieur, ([ui pourtant n'excluait i»as une certaine iiaielé. Nous ne pouvons plus mit're en juger i)ar nous-mêmes : ses fragments sont rares et courts. Son impoitance historique vient surtout du i.'Iour de faveur qui, dans l'époque alexandrine, s'attacha de nouveau à la forme de vers (|u*il avait inventée, et que lions retrouvons, par exemple, dans les mimes d'Hérondas. Va\ somme, qu(dle que soit la grandeur d'un Archiloque, dun Selon, d'un Théognis, ce n'est ni l'iambe ni l'élégie (jiii ont tenu la première place dans la littérature poétique lie la (irèce du vin« au v siècle : cette place appartient certainement à la poésie mélique, et surtout à la poésie iiiélique chorale, (jui a léalisé d'une manière bien plus (omplète l'idéal artisti(jue des (irecs de cette période.

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