‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 47 sur 264 · Simonide, fragni · texte numérisé non relu

Simonide, fragni

'i. ht- frasni. 94,

LA POÉSIE 3IÉLI(jrE

CHAPI IHK VIII

LA POÉSIE MÉLIQUE

SOMMAIRE

I. La poésie « mélique >. — IL L'île de Lesbos et le lyrisun semi-populaire. — III. Les scolies de Terpandre. — IV. Al<. ..

— V. Sappho. — VI. Anacn'on. — VII. Poèmes dits <^aii.icréontiques». — VIII. Le lyrisme d'apparnt : vue d'ensemble. — IX. Th.iU'tas. — X. Alcman; le parthénée. — XL Arion; le diUnjnimhe. — XII. Stésichore ; Vhfpnne fiéroï<iiie et la «triade». — XIII. Ibycos; Vencomion. — XIV. I grands maîtres du lyrisme choral : Simonide. — XV.Pimln

— XVI. B.icchylidc. — XVII. Les poètes secondaires ».

1. La poésie « mélique ». — Les (irecs appelaient poési»' « mélique » (|jLcX'xà no'.rjjAaTa, |AîÀr/) la poésie qui n'est | seulement accompagnée, comme liambe ou l'élégie, quelques notes de llùte ou diambyké faciles à en détadi' i et destinées efîectivement à disparaître bienl(*)t, mais ccIN' qui est essentiellement musicale, qui sert de support à mi chant proprement dit, chant monodique ou chant choi il. et qui souvent même dirige la danse d'un chœur.

Celte poésie vraiment (' lyrique» forme un monument msidérable qui, pendant trois siècles, de Terpandre à llaccliylide, a été la principale création littéraire de la (ii.'.c. Elle est fort loin de nous, et parfois difficile à bien . Piiiprendre, à la fois par le peu qui reste de ses œuvres, 1res mutilées, et par la nature de ses procédés d'art, de ses idées, de son inspiration, fort éloignés des nôtres. Sa v,ileur littéraire est cependant égale à son importance hisloi ique, et il vaut la peine d'essayer de s'en rendre compte. Hn a vu plus haut que les genres proprement lyriques, Inii nombreux, pouvaient se ramener à quelques groupes (•lincipaux. On distingue en général la poésie chantée par une seule voix (chanson, ode légère) et la poésie chantée par un chœur ode d'apparat ; la première forme est celle qui lleurit surtout à Lesbos et qu'on retrouve chez Ana- < i''on; la seconde est celle du lyrisme dorien. Cette disliiiction, à la condition de faire les réserves nécessaires, t'st acceptable ; mais les réserves ont de l'importance : car les Lesbiensont souvent pratiqué aussi la poésie [chorale, et certains hymnes doriens ont pu être exécutés par un seul chanteur, L.i distinction entre In monodie et le chœur Il e>l donc pas fondamentale. Peut-être est-il plus exact de di.Nlinguer entre le lyiisme élémentaire (monodique ou 'iKM-al' des Lesbiens et d'Anacréon, qui, par la simplicité de la structure musicale et par celle du langage, se tient le plus près possible de l'inspiration populaire, — et le Ivrisme savant ou d'apparat, qui fleurit d'abord à Sparte, l'iii^ dans le monde dorien, et de là se répand dans toute la tîièoe.

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