Frapm. 23. W. 'i
-^. Fragm. 2.
HISTOIRE DE LA LITTKRATl RE (iREGgiE
LA POÉSIE MÉLIQUE
reprises, les hésitations apparentes, parfois la gaîto un peu grosse, et tout cela dans des mètres courts, mêlés d»* refrains. Ses plaisanteries sur l'époux campagnard et s,nv le portier des noces étaient célèbres. Elle disait de celui-ct :
Le portier a des pieds lon^'s de sept luises, et des sandales faites de cinq cuirs de bœufs; dix savetiers y ont travaillé ,.
MOme simplicité, toute voisine du langage parlé, dans l. morceau suivant, où elle représente avec gailé la haulf taille de l'époux :
Élevez le toit de la demeure.
0 hyménéel Élevez-le haut, charpentiors.
O h y menée ; L'époux arrive, égal à Ares,
O h V nié née, Bien plus grand qu'un bel homme,
0 hyménée-î
Ailleurs, elle compare une jeune fiancée à un beau fruit, une belle pomme douce, toute rougissante au sommet de l'arbre, sur la branche la plus haute :
Ceux qui faisaient la cueillette l'ont oubliée; oubliée? non. mais ils n'ont pu l'atteindre 3.
Cette correction est bien na'i'vemenl spirituelle.
Encore une traduction pour finir, celle de l'ode délicieuse citée par Denys, et qui est comme un raccourci .: tout Tart de Sappho, de son émotion, de sa finesse, de stu élégance, de sa douceur brillante et pure :
Déesse au trône éclatant, immortelle Aphrodite, fdle de Zeii-. habile aux ruses, ne laisse pas, je t'en prie, ô déesse, mon cœur succomber sous les calamités et les soullrances.
Viens ici, comme cette autre fois déjà où, docile à mon apptu quittas les parois d'or de ton père et descendis vers moi;