‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 55 sur 264 · Je lis xu.:* mU'.to, avec Bergk · texte numérisé non relu

Je lis xu.:* mU'.to, avec Bergk

3. Les anciens filent quelquefois, à côté de Sapptio, une autre feinme poète, Érinna. dont on faisait son élève et son amie. Érinna était l'aiitenr d'une sorte d'épopée en miniature, la Qu^nouWe (trois cents vers), dont il reste peu de chose. Tes pntenducs relations do 5îappho et d'Erinna sont une pure légende : le poème de la Qucmuiilf a tout lair d'une œuvre très posiérieure, peut-être même dune œuvre alexandrine.

! . Macrob. 26.

LA POÉSIE MKLIQl E

grandes familles princières Je ce pays. Il mourut vii'iix (à quatre-vingt-cinq ans, selon le pseudo-Lucien) : dan^ plusieurs de ses vers, il parle lui-mr-me de sa vieillesse, »! la tradition le représentait d'ordinaire sous les traits d'un vieillard. Un ou deux de ses fragments montrent qu'il avait porté quelque temps les armes; il racontait, probablenuMii en souvenir d'Archiloque et d'Alcée, qu'il avait fui en jotani son bouclier, i/aventuro, pcut-ttre en partie imaginaire, doit se rapporter au temps de sa j«Minesse, lorsque Téos, sa patrie, fut rnvahie par le général perse Harpagos (en 5i;» . ijuoi qu'il «'U soit, il n'y a rien, clic/. Anarréon, du soldai «le profession ni du mercenaire avcntuK'Ux : c'est un poète de cour, un ami du plaisir, qui a passé un demi-siècle à > couronner de roses, à chanter l'amour et le vin, et qxù. ayant gardé jusqu'à la lin cette belle humeur folAtre, esl resté dans la mémoire des hommes comme le type mém< de la légèreté aimable et brillante.

Les o'uvres d'AnacréiMi formai«'nt, à r«'poque alexaii drine, cinq livres. Nous n'en avons plus que des fragments fort courts, provenant pres(|ue tous de chanson*^ d'amour et de chansons de table. Il avait p(»urlant com|M)aussi des élégies, des épigrammes, et peut-être quelqu'hymnes. Mais l'inspiration de tous ces poènn'S, sanexcepter les hymnes, était assez semblable à crih' ih'> odes: les hymnes d'Anacréon devaient v\rr destinés à d»fêtes plus mondaines que religieuses, et manquer de iiviivité. L«' tyran Polycrale, i[ui le garda longtemps à sa cour, était un aventurier sans scrupules, mais d'un l'oiii rafliné : quelque chose comme un prince italien «le I Renaissance. Dans ce monde très brillant, mais peu moral, Anacréon se trouvait paifaitement à l'aise.

Je veux chanter le délicat Éros, aux «ouronnes verdoyantt ; et tiennes; «'est le uiaiire dos dieux, «'est le dompteur d«hornnies '.

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