Fragm
LA POÉSIE MKMQIE
sont affaire d'imitation littéraire , mais l'allure générale di' la phrase a la souplesse, la grâce aisée où se reconnaît d'ordinaire la race à laquelle appartenait le poète. Notons également, sans y insister, la brièveté simple, vive, légère, (Ifs rythmes d'Anacréon, qui semble avoir évité d'emlirunter à ses devanciers la strophe alcaïque et la strophe s;ilti)hi(iue, mais qui en a donné à son tour de Jolis équi- \.ilt*nts.
7. Poèmes anacréontiques. — (Hiose singulière, ce qui a surtout établi la réputation d'AiiacrédU chrz 1rs modernes, r'i'sl une petite collection de poèmes dont il n'est nulleiiit'iit l'auteur, mais qui ont «Hé «omposés, à l'époque alexandrine ou à l'époque romaine, par des amateurs de sa manière. Ceux-ci ne prétendaient point d'ailleurs tromper la postérité : c'étaient de beaux esprits ([ue ce pastiche amusait ; mais la postérité s'y est longtemps trompée. Disons simjdement que ces petites pièces, autref<us trop vantées, aujourd'hui peut-être trop décriées, ne sont pas timles méprisables. Les odelettes de VAmoio' mouiih' ou de hSiiuterelle ont vraiment du charme, et la pièce «jui met on œuvre le motif populaire si connu : « Je voudrais être le miroir pour que ton regard s'attachât sur moi ; Je voudrais •'tiv l'eau pour baigner les membres, etc. », ce joli thème amoureux, même dans une ode apocryphe, garde son prix. Ajoutons qu'il n'est pas sans intérêt de voir, par ces vers, l'idée que se faisaient d'Anacréon des lettrés qui sans •loute le lisaient encore et qui s'in.spiraient de sa Muse.
IL — Le LVRisMK d'apparat
8. "Vue d'ensemble. — On a vu plus haut* la place considérabio que le lyrisme d'apparat, généralement exécuté par