‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 80 sur 264 · Kr.igm · texte numérisé non relu

Kr.igm

HISTOIRE DE LA LITTEKATLHE GKECOLE

siner comme les hommes, ils feraient des dieux à leur |»rti| i( ressemblance ; les chevaux les représenteraient semblables a I-. chevaux, les bœufs ù des buufs, avec une forme et des memltu-s semblables aux leurs •.

Parm»'nide dKléo, qui florissait dans le premier (piait lu V* siècle, semble n'avoir écrit qu'un seul poème, iiiliiul. peut-êlre aussi Ihoî çjjio:. Dans un très beau prélude, Ikureusemenl conservé, il racontait comment les coursi«'i> dociles (jui mènent sa pensée où il veut l'avaient enlraiii» sur son char rapide, guidé parles filles du Soleil, Jusqu'aux portes du Jour et de la Nuit : les portes, s'ouvrantà la vcix des Héliiides, lui avaient donné accès auprès dv la Vérilf. Ici commen< ail la premier.' partie du poème, consacré.- ,i « la Vérité > là ::pô; àÀrjO-iav), cVst-à-dire à la scieii' • rationnelle de l'Etre un, immuable, éternel. Lue sefoiitlf partie traitait de «< l'opinion », c'est-à-diie des Ihéoii. •> simplement vraisemblables (ju'on (>eut faire sur les apparences sensibles des choses. Cette seconde partie est exti-mement mutilée. La première, quoique fort endommai:»'* . présente assez de parties suivies pour que nous puissiiiii> encore nous rendre compte du rare mélange de vigunn dialectique, de conviction inébranlable, de passiiui intellr.tuelle qui faisait l'originalité et le rare mérite de Parméni.i :

Comment veux -tu que l'Etre soit né? En quelle manière? !»• quelle origine ? D'où lui viendrait son accroissement? Du n.nêtre ? Je te défends de le dire et de le penser. On ne peut ni dire ni penser que l'Etre ne soit pas. Et quelle nécessité l'eût l'ail être? Pourquoi plus tôt ou plus tard? îl n'y a dans l'Etre ni naissance ni commencement. Il est absolument ou il n'est pa-*. et nulle force d'argument ne peroiettrA jamais que rien en sorte qui ne soit lui. Qu'il puisse naître ou mourir, c'est ce que ne soufre pas la Justice, détendant les chaînes dont elle le tifnl serré.

Un pareil langage était alors d'une étrange nouveaut '•• Zenon et Mélissos, qui continuèrent après Parménid»'

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