‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 82 sur 264 · Diog. Laërce, VUI, 09 et suiv · texte numérisé non relu

Diog. Laërce, VUI, 09 et suiv

3 Dans Diog. Laërce, ibid., 52 et 74

des substances diversement colorées, ils les mêlent suivant rharmonie, plus des unes et moins des autres, et avec ellts façonnent des images qui reproduisent toutes les variétés .1. s êtres; ils tont des arbres, des hommes et des femmes, des b. tes sauvages, des oiseaux, des poissons nourris au sein des eaux. . t des dieux à la longue existence, comblés d'honneurs. De intiii. . ne laisse pas ta pensée s'égarer, au point de croire qu'il y ait ailleurs (que dans les quatre éléments) aucune autre source «h s êtres mortels, quelque innombrables qu'en soient les espoci >; : mais retiens fermement cette parole, que la divinité elle-int'ine te fait entendre'.

7. Les logographes; vue d'ensemble. — Les premi is historiens grecs sont ordinairement appelés lot/ouMph,'^' (XoYOYpatçci ou Àoyo-oio'!), c'est-à-dire « auteurs de vrn[>> • n prose », par opposition aux poètes {Ir.or.oioi ou auOon'i > . Strabon, qui pouvait lire encore beaucoup de ces vieux récils, nous apprend d'ailleurs (ju'entre eux et niix des poètes, il n'y avait guère que la difléiencc lu mètre : même absence de crili<iue, même amour d'S légendes dans les uns et dans les autres 3. Les sujels trail''> par les logographes étaient empruntés au passé !«' \'h\< lointain et le plus difficile à bien connaître: fondation N' villes (xTÎaéi;), généalogies plus ou moins mythiques. LfS événements étranges mentionnés dans les vieilles aniiivi s ou conservés par la tradition orale sont le butin qu'ils |n •'fèrent. D'ailleurs, nul regard d'ensemble sur le monde ^ii-' ou barbare : ils s'en tiennent à la chronique locale. I.i narration suit son cours avec simplicité, sans philosoplii» . sans éloquence, mais non sans grâce : les logogra)»]ii s. Ioniens pour la plupart, écrivent le dialecte qu'on pail ni en lonie, avec ce naturel aisé qui a été le privilège d»* l< ur race.

Dans cette ressemblance générale, il y a pouiltiil quelques différences. Du vi« au v<^ siècle, il se fait un < • i-

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