I . A consulter
H. Westphal, Prolegomena zu A^sch'flus Traf/œdien, Leipzig, 18<;!». chap. i: Wilamowitz-Mœllendorlï, Eurlphles Héraclès, cité plus liant: Weil, le Dru»ie anli(jue, cité plus haut; Pauly- Wissowa, Heal-Eiicyclopedie, art. Actus, 0.
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mSTOIKE DE LA LITTÉRATriŒ C.HKCOLE
Piémont narratif, la tragédie, ««n (irèco, se divisa spontan*'meiU, dès son origine, en parties récitées et parties chantées. Les unes. et les autres naissaient d'un même fond, les secondes n'étant que le développement pathétique des premic'res. Deux changements principaux la lirenl passer de son état primitif à sa forme classique. D'une part, Ir dialogue se substitua de plus en plus au récit. D'autre part, l'élément lyrique, qui était presque toutaucommencenKiit -et qui resta prépondérant jusqu'au temps d'Eschyle, perdit sans cesse de son importance au profit de l'élément dramatique, représenté par le dialogue. Toutefois, jusqu'au •dernier jour, des traces manifestes de l'ancien état de choses subsistèrent, soit dans la persistance des chœurs, soit dans la simplicité fimdanientale de l'action.
De là sortit naturellement la distinction des parties composantes de la tragédie.
Le proloyiie, selon la détlnition d'Aristote, est la parti*- •de la tragédie qui précède l'entrée du chœur. Dans quelques tragédies d'Eschyle encore, le chœur entre dès le début. Mais cet usage primitif disparaît déjà dans la vieillesse de ce poète. Le prologue devient une scène préparatoire, formant l'exposition de la pièce. Cette scène est tantôt un •dialogue, tantôt un monologue. Dans un cas comme dans l'autre, elle a toujours même destination.
Ce début mis à part, une tragédie se divise en un certain nombre de parties principales appelées épisodes et correspondant à nos actes. Ces épisodes sont encadrés entre de? «chants du chœur ; le premier de ces chants porte le nom de parodos, les autres se nomment stasima. Le dernier •épisode est appelé quelquefois e,Tode.
La parodos n'est autre chose, comme son nom même l'indique, que léchant d'entrée du chœur. Le mot <rrâai|xov signifie proprement chant en place. Il désigne les principaux morceaux lyriques que chante le chœur, une fois •^u'il a pris place dans l'orchestra, que ces chants soient
d'ailleurs accompagnés de danses ou non. Ce qui les caractérise essentiellement, c'est qu'ils marquent des divisions dans l'action. Très souvent, pendant qu'on les chantait, la scène restait vide. Quand il n'en était pas ainsi, l'action demeurait tout au moins en suspens. Liés d'abord très étroitement à la fable, dont ils marquaient les phases, ils s'en détachèrent peu à peu, jusqu'à se transformer en véritables intermèdes (Èjx^ôXifxa). Mais cette transformation, bien qu'elle ait été admise dès la fin du v« siècle, ne se laisse que faiblement entrevoir ou deviner chez les grands poètes classiques; il n'y a donc pas lieu d'y insister ici.
Les épisodes pouvaient comprendre, outre des morceaux de dialogue parlés, des chants plus courts du chœur, dits épisodiques, des dialogues lyriques entre le chœur et les acteurs (xojxfioî), des duos entre acteurs (xà ir.6 <jxr,v^;), et enfin des solos chantés généralement par le protagoniste ({lovwoidi). Ces épisodes n'étaient pas assujettis comme nos actes à une mesure commune ; il y en a de longs et de courts : dans une même pièce, la disproportion peut être très grande. Leur nombre n'était pas non plus déterminé très rigoureusement. Toutefois, l'usage tendit de bonne heure à s'établir, de considérer comme normal le nombre de quatre épisodes, auxquels s'ajoutait le prologue. Mais cet usage, qu'Horace, bien plus tard, érigeait en règle*, ne s'est jamais imposé rigoureusement aux poètes du v« siècle. Sophocle, en particulier, est loin de s'y assujettir. La division en cinq actes, dont nous connaissons mal l'origine, n'a été en tout cas constituée définitivement qu'après l'âge classique, dans la période alexandrine.
8. Marche de l'action. — Les unités. — Ces diverses parties étaient liées nécessairement entre elles par une certaine progression d'intérêt; car la progression est la loi