‹ Manuel d'histoire des religions [microform] ;Chapitre 33 sur 142 · Ed. Meyer, Set-Typhon · texte numérisé non relu

Ed. Meyer, Set-Typhon

leux, à larges oreilles et à queue fourchue, ou bien sous la forme d'un honime avec la tête de cet animal. Hors du Delta, le culte principal de Set était celui d'Ombos, où il était identifié au dieu crocodile Sobkou.

Nephthys, la sœur et l'épouse de Set, n'a pas de personnalité bien marquée : elle est à proprement parler une doublure d'isis. Elle aussi fait partie des adversaires de Set; avec Isis elle se lamente sur la mort d'Osiris ; comme les autres dieux de la suite d'Osiris, elle devint une protectrice des morts.

La déesse Neith ^ fut adorée dès la plus haute antiquité dans les districts occidentaux de la Basse-Egypte, comme divinité locale; le centre principal de son culte était Sais. Sous l'ancien empire le culte semble avoir eu de l'importance; les femmes de condition sont souvent désignées comme prêtresses de Neith dans les tombeaux memphites. Il est difficile de dire quelle était sa nature originelle. On a pensé qu'elle était une déesse guerrière libyque : le Delta occidental était précisément peuplé en grande partie par des Libyens. D'autre part elle était une déesse funéraire; les textes des Pyramides l'appellent « celle qui ouvre les chemins », comme Ap-ouaitou à Siout. C'est seulement sous la XXVP dynastie, saïte, que Neith devint une grande divinité. Elle se constitua une triade avec Osiris de Mendès, prenant pour fils le dieu-lion Ari-hes-nofii\ u celui dont le regard magnétique agit heureusement », avec qui elle pénétra plus tard dans le sud de l'Egypte. Comme les déesses précédentes, on l'identifia avec Isis et on lui fît place de cette façon dans le mythe osirien. La déesse Basiit, à tête de lionne ou de chatte, la maîtresse de Bubastis, semble apparentée à Sokhit; Nofir-Toum, qui est son fils, est aussi qualifié de fils de Sokhit.

A Siout, le dieu local s'appelle Ap-ouaitou, « celui qui ouvre les chemins ». On l'adorait sous la forme d'un chacal. De très bonne heure il se confondit avec Anubis qui, sous la même forme de chacal, était adoré comme dieu local dans plusieurs localités de la haute vallée du Nil. Le Page- Renouf est le premier qui ait distingué Ap-ouaitou d'Anubis ; il voit dans Ap-ouaitou un dieu solaire, opinion qui se trouve confirmée par de nombreux passages des textes des Pyramides. Anubis était un ancien dieu funéraire, seigneur de la nécropole de Siout, alors qu'Ap-ouaitou était le seigneur de la ville des vivants. Il ne fut point comme les autres dieux funéraires identifié à Osiris, mais il entra dans son cortège : la légende osirienne en fait le fils d'Osiris et de Nephthys, et il s'emploie très activement aux funérailles du cadavre d'Osiris. On l'invoqua de tout temps dans les inscriptions des tombeaux et de bonne heure son culte s'étendit à toute l'Égj^pte. Les Grecs avaient pris pour un chien le chacal d'Anubis ; Plutarque dit qu'il veillait sur les dieux, comme un chien sur les hommes.

Thot était le dieu local de Shemnou (Hermopolis Magna) dans la Haute- Egypte et d'Hermopolis parva dans la Basse-Egypte. On l'adorait sous la forme d'un ibis ou d'un babouin et on le représentait souvent avec une tête d'ibis. C'était un dieu lunaire, et comme tel il devint le dieu de la

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