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tint son éclat jusqu'en 865. Dans le voisinage de Fulda se trouvait Hersfeld, qui eut un certain renom. Au XI® siècle on y fréquentait beaucoup les leçons d'Albouîn, [magister famosissimus). En Souabe, les écoles de Reichenau et de Saint-Gall rivalisaient d'ardeur. La première brilla surtout du viii® au xi® siècle. Elle fut illustrée par Walafried Strabon, Hermann Contract et par d'autres savants du temps. Au x® et au xi® siècle Reichenau fut dépassé par Saint-Gall. Là enseignaient Ratpert, Notker Balbulus, Toutilo, Salomo, qui fut plus tard évêque de Constance, Notker Labeo, etc. L'influence exercée par Saint-Gall sur d'autres écoles était considérable. Le diocèse de Cologne possédait une école claustrale florissante à Stavelo, Trêves avait celle de Saint- Maximin, Munster celle de Werden. En Saxe était situé le monastère de Nouvelle-Corbie, auquel était attachée une école très célèbre. L'enseignement y fut donné par saint Anschaire, par l'historien bien connu Widukind et ensuite par le savant abbé Wibald. Thietmar de Mersebourg (^ 1019) avait puisé sa science à l'école claustrale de Bergen. A la fin du x* siècle les écoles des monastères de la Bavière se relevèrent de leur décadence : Tegemsée, Niederaltaich, Chiemsée, Saint-Emmeram à Ratis» bonne, une des meilleures du pays. Il en fut de même de celles de l'Autriche, dont les principales étaient Saint- Florian, Kremsmûnster, Saint-Polten et Melk. Un peu plus tard y florissaient Klosterneuburg, Ranshoven et Reichersberg.
En France, en Angleterre et en Italie la civilisation vint également en grande partie des monastères. Qu'on se rappelle les écoles de Reims*, Corbie où Paschase Radbert étudia et enseigna, Saint-Omer, Luxeuil, en Bourgogne, Saint- Vandrille, Metz, Tours et Bec, le berceau de la scolastique. On fréquentait surtout en Italie Bobbio et le Mont-Cassin, tandis qu'en Angleterre parmi les nombreuses écoles celles d'Oxford et de