‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 140 sur 205 · LUTTE CONTRE L'ISLAM EN EUROPE · texte numérisé non relu

LUTTE CONTRE L'ISLAM EN EUROPE

d'union et surtout la rivalité qui régnait entre les chevaliers de Saint-Jean et les Templiers. Au xiv® siècle, les plus clairvoyants étaient d'avis que seule une alliance avec les Mongols pourrait assurer la conquête de la Palestine ^ Mais on en resta à la théorie.

Mais, alors même que la fin propre et immédiate n'eût été atteinte qu'en passant, on ne saurait accorder trop d'importance aux effets éloig'nés des croisades, tant spirituels que matériels. Tout d'abord, elles arrêtèrent les expéditions de conquête des Mahométans et retardèrent la chute de Constantinople. Non seulement l'agriculture, le commerce et la navigation, l'industrie et les arts, mais aussi l'éducation et la science, la connaissance des littératures grecques et orientales prirent un essor inconnu jusque-là : l'horizon des peuples européens devint plus large. La rudesse des mœurs fit place à la civilisation ; la chevalerie chrétienne leur doit son origine ; la bourgeoisie, son développement.

Les croisades alimentèrent également la vie surnaturelle : la foi et la religion et surtout la charité chrétienne s'affirmaient dans les aumônes, les œuvres hospitalières, l'érection d'abris et de secours pour pèlerins, des créations de tout genre. Très intime fut l'union avec le chef suprême de l'Église, le Pape, dont la voix rassemblait les peuples et les animait d'un courage héroïque. Même les nations chrétiennes gagnèrent à ce contact mutuel. La vie chrétienne atteignit rarement une plus haute efflorescence ^.

S 97. — Lutte contre Tlslam en Europe s. 1» Si les chrétiens ne purent acquérir des possessions

1. Guillaume d'Adam, 0. P., De modo Sarracenos extirpandi.éd. Kohler; Directorium ad passagium faciendum, généralemenl attribué au dom. Brocard, éd. Reffenberg. — Ricoldb de Montegroix, 0. P., Liber peregrinationis, éd. de Backer. —2. Hahn, Ursachen und Folgen dcr Kreuzzûge, Greifswald, 1879. — Regenbogen, Commentarius de fructibus^ quos humanitas, libértas, etc» perceperint sacro bello, Amsterdam, 1809. — Choiseol- D'aillecourt, De V influence des croisades, Paris, 1809. — 3. Scrak, Ge-

durables en Orient, les Mahométans n'eurent pas plus de succès en Occident. Depuis 831, ces derniers gouvernaient la Sicile et n'eurent pas de compétiteurs sérieux jusqu'en 1019, époque où les Normands vinrent se fixer dans la Basse-Italie et l'Apulie, enlevèrent aux Grecs la Calabre et devinrent pour l'Islam des voisins redoutables. Robert Guiscard fut reconnu par le Pape Nicolas il, et céda ses terres en fief au Saint-Siège. Après les Grecs, vint le tour des Sarrasins. Robert envoya son frère Roger contre la Sicile. Après une lutte de 30 ans (1061-1091) toute l'île se trouvait au pouvoir des Normands et la puissance des Arabes entièrement détruite. Robert mourut comte de Sicile en 1101. Son fils Roger II (liOl- 1154) réunit les deux pays (royanme des Deux-Siciles) et reçut la couronne royale des mains d'AnacIet II (1130). Il rattacha encore à son royaume le territoire de Naples et perçut du sultan de Tunis des impôts annuels. C'est ainsi que prit fin la domination de l'Islam en Italie. 2<^ En Espag'ne, le califat de Cordoue se maintint près de 300 ans. Au début, les chrétiens habitaient en grande partie dans le nord du pays et inquiétèrent l'ennemi du haut des Monts Cantabres. Charlemagne avait fondé au revers des Pyrénées un comté chrétien qui se développa bientôt et forma le royaume de Navarre et les comtés de Catalogne et d'Aragon. La conquête chrétienne s'étendit toujours plus avant; surtout après la mort du dernier des Ommiades, quand le califat de Cordoue fut divisé en plusieurs émirats (1031). Cependant les chrétiens, bien qu'ils eussent déjà les royaumes de Léon et de Castille avec le versant des Pyrénées, durent encore souvent céder devant les émirs. Alphonse VI, qui devint roi de Castille en 1073, fut le premier qui passa le Tageet s'empara de Tolède (1085). Saisis d'effroi, les Musulmans appelèrent à leur secours les Almoravides

schichte der Nor mannen in Sicilien^ Stuttgart, 1889, 2 vol.— àmari, Storia dei Musulmanni di Sicilia, Florence, iSök. — R. Dozy, Histoire des Mmsulmans d'Espagne, 4 vol., Leyde, 1864. — P. Gams, Kirchengeschichte von Spanten, », 2; III, I, Ratisbonne, 1874-1 8'G.

du Maroc. Ceux-ci traversèrent le détroit (1086), et infligèrent à Alphonse VI une écrasante défaite près de Salacca. Des deux côtés on renonça pour le moment à poursuivre la lutte. Un peu plus tard, le célèbre Cid s'empara encore de Valence (1094), mais à sa mort (1099) cette ville fut de nouveau perdue. Vers le même temps, Alphonse VI donna à Henri de Bourgogne le pays situé entre Douro et Minho. Bravement défendu contre Tlslam, le Portugr^l fut érigé en royaume en 1140 et eut, en 1147, Lisbonne comme capitale. Le courage des chrétiens grandissait sans cesse, mais la dynastie des Almohades rendit toute conquête impossible. En 1212 seulement, après que les trois rois de Navarre, d'Aragon et de Castille se furent unis, Mohammed Abd- Allah an- Nasir éprouva une défaite définitive près de Navas de Tolosa ^ . Innocent célébra une fête de réjouissance et excita les princes chrétiens à la reconnaissance'^. Peu à peu les Musulmans furent repoussés vers le Midi et toute l'Andalousie tomba aux mains des chrétiens. L'Islam ne put se maintenir qu'à l'extrémité méridionale. Ce fut là que l'émir Mohammed Aben Al-Amar fonda en 1238 le royaume de Grenade, qui continua d'exister jusqu'en 1492.

S 98. — La conversion des païens 3.

1° Bien que les croisades et la lutte contre les prétentions exagérées des princes absorbassent pour une très grande part les forces de l'Église, l'œuvre de la conver-

1. Le récit en est fait dans une lettre à Alphonse de Castille; P. L., CCXVl, 699-703. — 2. Réponse d'Alphonse, ibid.y 703 s. — 3. Dehio, Geschichte des Erzbistums Hamburg-Bremen, Berlin, 1877, 2 vol. — Giese- BKfiCHT, Wendische Oeschiehten, 700-H82, Berlin, 1843, 3 vol. -— Wiesener, Geschichte der Pommern zur Wendenze»'^, Berlin, 1889. -- Ewald, D»e £r^berung Preussens durch die Deutschen, Halle, 1872-1886, 4 vol. — Papst, Meinhard, Livlands Apostel^ Reval, 1847-1849. — Kallheyer, Die Qründung deutscher Herr schaft und christL Glaubens in Kurland, Riga, 1859. — KULB, Geschichte der Missiónsreisen nach der Mongolei im 13 imd i4 Jahrhundert, Ratisbonne, 1860, 3 vol.

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sion des païens ne fut pourtant nullement négligée. La foi s'étendit en Asie comme en Afrique. Le long de la Baltique, dans les parties allemandes et russes, tous les païens entrèrent peu à peu dans le sein de TÉglise.

Les Wendes. A ce groupe appartiennent d'abord les Serbes^ qui déjà avaient dû céder devant Henri P' et Otton P"* de Saxe, et se rapprochèrent ainsi de la civilisation et de la foi. Parmi eux travailla saint Bennonde Meissen ^ (-J- 1106) ; dès lors furent érigés les évêchés de Meissen et de Zeiz; plus tard, ceux de Naumburgetde Merseburg. Chez les Wilzen^ OttonP' avait érigé les évêchés de Brandebourg, de Havelberg et Tarchevêché de Magdebourg. Mais le pays ne devint tout à fait allemand et chrétien que sous Albert surnommé rOurs (1134). Les Abotrites (Mecklembourg et une partie du Holstein) avaient également reçu la foi au dixième siècle. Leur prince Mistewoi la persécuta et Textirpa. Son petit-fils Godschalk subit le martyre en 1066. Ce fut Henri le Lion (f 1195) qui conquit le pays et le fit chrétien. Le principal prédicateur de la foi fut saint Vicelin^, évêque d'Aldenbourg (f 1159). Son successeur transféra Févêché à Lubeck.

2° La Poméranie eut à soutenir, depuis le xi® siècle, la lutte des ducs de Pologne ; elle fut définitivement conquise par Boleslas III (1121). A la suite de cette conquête le missionnaire espagnol Bernard se présenta parmi eux pour leur prêcher la foi, mais fut accueilli par les railleries et les outrages des riches habitants, disant que le Seigneur de la Terre ne pouvait avoir un mendiant comme envoyé (1122). Peu après, le célèbre Otton de Bambergr^ entreprit leur conversion. En qualité de légat, il partit en 1224 et 1228, avec une suite brillante, en Poméranie et étala tout Téclat d'un prince de l'empire allemand. Le premier évêché fut érigé par lui à Julin (1125), le premier évêque fut Adalbert, son disciple. En 1170, cet évêché fut transféré à Camin.

1. WiLL, Benno, Bisch<$ von Meissen^ Dresde, 1887. — 2. Kruse, Saint Vicelin, Altona, 18S6. — 3. Vitœ, chez Pertz, ScripL, XII, 721-919; XX, 697-721. — ZiuMERMANN, Dev H, Otto, Frib.-en-Bi., 1875.

En 1168, rîle Rfig'en succomba sous la force des armes danoises. Le roi Waldemar s'empara d'Arkone, le siège du dieu Zwantewit, et bâtit une église dans cette ville. La seconde forteresse, Carenza, dut également se rendre. L'îlç fut placée sous la juridiction de Tévêque Absalon de Roskild ^ .

3** Les Prussiens n'entrèrent dans l'Église qu'au XIII® siècle. Au x®, saint Adalbert ^ avait trouvé chez eux le martyre; saint Brunon, au xi*^. La polygamie, le massacre des vieillards et des enfants, l'incinération des esclaves attachés au cadavre de leurs maîtres, l'offrande de sacrifices humains étaient leurs principaux vices. Au commencement du xiii« siècle, Godefroy de Lukina et son frère Philippe tentèrent un vain effort. Ce dernier même y laissa la vie (1207). Deux ans après le cistercien Christian d'Oliva se mit à prêcher et répaû dit la première semence mais ne la vit point germer. Il se dirigea alors vers Pomézanie et Lobau, où les conversions furent nombreuses. Les sauvages Prussiens lui firent, à cause de ces succès, des attaques violentes, ils eurent bientôt détruit les jeunes pousses du christianisme ; mais Christian alla chercher du secours auprès d'Honorius III, qui lui donna, en 1217, le pouvoir d'ériger des évéchés et la permission de prêcher la croisade contre ces barbares*. Les croisés arrivèrent et la tranquillité reparut. Mais à peine étaient-ils partis que les violences recommencèrent. Christian fonda avec le concours du duc de Masovie ^ l'ordre des Chevaliers de Prusse, qui ne réussirent pas davantage*. En 1226, V Ordre Teutonique'^ fut chargé de dompter les barbares Prussiens. Celui-ci appela à son aide les Ches^aliers Porte-glaive et ne parvint qu'en 1283, après de longues luttes, à soumettre le pays et à le gagner peu à

1. Herholdi Chronicon slavorum; Pertz, XXI, 11-99. — 2. Acta SS. t. III April., p. 174 SS. — Pertz, Script. ^ IV, 574. — Pawlowski, Der H. Adalbert, Dantzig, 1868. — 3. Acla SS., t. II Febr., p. 798 ss. — 4. Pot- THKST, Regesta, 5481, 5770, 6063. — 5. Potthast, 7022. — 6. Potthast, 8271 . -r 7. Potthast, 8480, 8593.

peu au christianisme ^ La Prusse fut divisée en quatre évéchés : Culm, Pomézanie, Ermeland et Samland.

4° La foi se répandit aussi dans les pays Russes de la Baltique ^. En Livonie, prêchait depuis 1186 le moine Augustin Meinrad. La moisson ne fut cependant pas abondante et le petit nombre des convertis retombèrent plus tard dans Terreur. Albert de Buxhoevden, le premier, travailla avec succès. Il fonda la ville de Riga et y établit son siège épiscopal (1200). L'année suivante il créa Tordre des Chevaliers Porte-glaive qui lai furent d'un grand secours pour la conversion de Estland et Semgallen. La Courlande entra en 1230, de son plein gré, dans le sein de l'Église^. En 1253, Riga fut élevée au rang de métropole et eut comme suffragants les évêques de Reval, Oesel, Dorpat et Courlande. La Finlande devînt, au xiii® siècle, dépendante de la couronne de Suède et reçut en 1300 Tévéché d'Abo. Vers 1335, les Suédois introduisirent aussi la foi en Laponie. Le principal missionnaire fut le roi Eric^. La Lithuanie fut évangélisée par Tordre Teutonique. Le dominicain Vitus en devint le premier évêque. Mais la grande et définitive conversion suivit seulement plus tard, lorsque Jagellon épousa en 1386 Hedwige de Pologne, embrassa lui-même la religion chrétienne et en fit la religion d'État*.

5** L'Asie fut évangélisée par les Nestoriens de Perse. Ils pénétrèrent même jusqu'au lac Baïkal et convertirent, au commencement duxi® siècle, une grande partie de la tribu tartare des Karaïtes^ en même temps que son

1. PoTTHAST, 8603, 8767, 9070. — 2. Il faut mentionner ici Tapostolat merveilleux du Polonais saint Hyacinthe. \\ reçoit à Rome, en isao, l'habit de Frère Prêcheur avec son trère Geslas et deux compagnons. Il part vers le Nord, fonde des couvents à Frisai en Garinthie, Breslau et Prague en Hongrie, à Gracovie, son pays natal, à Gulm sur la frontière de Pologne, à Kœnigsberg en Prusse orientale, et sur les bords de la Baltique à Elblng, Dantzig, Kammin, d'où les moines rayonneront sur les pays du Nord; puis il passe en Russie poursuivre ses conquêtes. — Cf. De Flavigiit, Saint Hyacinthe et ses compagnons, Paris, 4899. — Dk Wedel-Jaalsberg, La Province de Dacie, Rome, 1899. — 3. i>. L., CCXVI, 336 s. — Ràthalb, Annales, ad an. «17, n. 4ö. — 4, Acta SS., Vita S» Eriei, ad 18 Mali,

roi, qui nous est connu sous le nom de Prêtre-Jean * . Un de ses successeurs envoya à Alexandre III un certain maître Philippe, qui fut sacré évêque et retourna auprès de ce « roi des Indiens » afin de l'instruire dans la foi ^. On ne put rien faire de plus. Les Mongols conquirent le royaume du Prêtre-Jean, continuèrent leur course vers TOccident, jusqu'en Pologne, en Hongrie eten Allemagne, mais se retirèrent bientôt après. Ils se fixèrent dans la partie occidentale de FAsie. Innocent IV leur envoya en 1245 quelques moines^. Saint Louis fit de même^ en 1249 et 1252. Mais ces eflPorts n'eurent que fort peu de succès ^. En l'an 1258, l'empire Mongol se divisa en deux tronçons : la partie occidentale échut à Hulaju; la partie orientale, à Cublaï. Dans la première une puissante diffusion de la foi fut empêchée par l'Islam qui repoussa entièrement le christianisme en 1387; mais dans la seconde, en Chine la foi se développa et fleurit longtemps. Cublaï tint Marco Polo en fort grande estime* et demanda des missionnaires. Le principal d'entre eux fut Jean de Monte Corvino. Celui-ci prêcha d'abord à Meliapour et à Tana*^ et fonda une mission très florissante à Colombo*. Sur les rapports de Marco Polo il se rendit en Chine, créa une chrétienté à Cambalu (Peking) et fit de nombreuses conversions. Après onze ans seulement lui vint du renfort. Le nombre des missionnaires s'accrut, quand Clé- . ment V donna, en 1307, à Peking un archevêque avec trois suffragants. Le succès de la mission grandit toujours jusqu'à la mort de Jean de Monte Corvino (1330). Depuis ce jour le troupeau manqua de pasteurs, et la victoire que remportèrent les Mings sur la dynastie

1. Ràynald, an. 1451, n. 46-SO. — Thomassin, 1, 1, cap. 59, 5. — 2. Oppert, Presbyter Johannet in Sage und Geachichte, Berlin, 1870, 2« éd. —3. Jaffé, Regest.^ n. 1S943. — 4. Cf. Bréhier, VEglise et rOrient au moyen âge, p. 920 88., la mission du frère mineur Jean de Pian-Carpin, et celle de quatre dominicains. — 5. Joinvillk, 39 (p. 47, 184, 168}.— L.Bréuier, p. 332, 327. — 6. PoTTHAST, n. 11571, 14880. — 6. Le livre de Marco Paulo, citoyen de Venise, éd. M. G. Potoier, Paris, 1882, 2 vol. — 7. Hist, Pol. Blàtter, t. XXXVIl, p. 25 88. — 8. Qp. cit,i p. 125 ss.

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mongole, acheva de ruiner complètement la mission *. 6"" Sur la côte septentrionale de l'Afrique, les commerçants européens du xii^ siècle avaient ordinairement une chapelle, ainsi en était-il au Maroc et en Tunisie. Saint François d'Assise lui-même prêcha devant le sultan de Damiette, mais sans succès. Honorius III établit en 1224 un évêque au Maroc ; mais les fidèles dont il avait la charge étaient peu nombreux. Vers le milieu du xiir siècle, Innocent IV envoya une ambassade de Dominicains au sultan Saleh, pour Tamener à la foi chrétienne. Nous ne connaissons que la réponse négative du sultan-. Le fait qu'au xiv^ siècle des évêques se trouvaient à Tanger, au Maroc et à Bougie ne permet pas de conclure à la conversion de nombreux Mahométans. Il leur était défendu, par la loi de l'Islam, d'accepter la prédication de la foi^.

§ 99. — Tentatives d'union entre Borne et les ÉgUses dissidentes d'Orient^,

1° Même après la mort de Cérulaire (1059), l'antipathie des Grecs contre les Latins ne diminua guère. De leur côté, les papes entreprirent bientôt l'œuvre de la réconciliation et s'efforcèrent de rattacher Constantinople » à Rome. Déjà Alexandre II, mais surtout Grégoire II, se mirent en rapport avec les Byzantins. Ils furent trompés dans leurs espérances par la chute de l'empereur Michel VIL Les croisades n'étaient point faites pour favoriser la paix désirée. Les Occidentaux furent considérés à Constantinople comme des barbares envahissant un pays qui appartenait au seul empereur, Alexis Comnène (1081-

1. op. cit., p. 225 ss. — 2. Raynald, an. 4247, n. 57 ss. — 3. Hist. PolBl, p. 489 ss. — 4. Walter Nouden, Das Papsttum und Byzanz, Die Trennung der beiden Machte und das Problem ihrer Wiedervereinigung^ Berlin, 1903. — Heugenrother, Photius^ III, 788 ss. — Nève, L'Arménie chrétienne et sa littérature^ Paris, 1886. — Schnuruer, De Ecclesia Maronitarum^ TÜbingue, 4810, ~ S. Vailhé, art. Constantinople {Eglise de), dans le Dict.de Thcol. cath., col. 1374 ss.

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