‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 142 sur 205 · TENTATIVES D'UNION AVEC L'ORIENT · texte numérisé non relu

TENTATIVES D'UNION AVEC L'ORIENT

dant n'en fut pas entièrement détruite. Grégoire IX honora le catholicos du pallium. Et comme les Grecs faisaient constamment de nouvelles instances pour l'union avec Constantinople (1240) ^ Innocent IV leur envoya un légat. Grégoire IX invita le roi d'Arménie et le catholicos au concile général de Lyon (1274). Le pape Nicolas IV favorisa l'observance des usages catholiques, qui furent généralement acceptés un peu plus tard au concile national de Sis (1307) ^. Les Dominicains fondèrent dans le pays une congrégation de missionnaires indigènes, uniquement voués à l'œuvre de l'union. Ces frères unis furent affiliés par Jean de Cherna à l'Ordre des Frères Prêcheurs dont ils reçurent la règle et l'habit; trente ans après leur fondation, ils n'avaient pas moins de cinquante monastères où vivaient près de 700 religieux 3.

3° Les Maronites habitaient au pied du Liban et de r Anti-Liban et étaient imbus depuis le vu* siècle de l'hérésie des Monothélites. Au temps des croisades, alors que le patriarcat d'Antioche était occupé parle patriarche latin Aimeric, ils s'unirent à Rome (1182). Les difficultés, qui surgirent après, purent facilement être écartées, grâce à l'intervention du patriarche Jérémie, qui se rendit au IV*' concile général de Latran (1215), et confirma l'union à son retour dans le pays. Innocent III instruisit les Maronites dans la foi et les usages de l'Église romaine ; Alexandre IV donna à leur chef spirituel le titre àe patriarche antiochéen des Maronites. Leur fidélité à Rome persiste encore de nos jours. Les Maronites de l'île de Chypre ne s'unirent que plus tard à l'Église (1445).

1. Mai, SpiciL Rom,, X, 2, p. 44i-M«. — 2. Mansi, XXV, 133-146. — 3. Mortier, Histoire des Maîtres généraux, 0. P., Paris, 1907, t. ni, p. 320 ss.

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