LE MONOTHÉJLISME ET LE VI« CONCILE GÉNÉRAL
ques confirmèrent la vraie doctrine de la double opération. Ensuite des légats s'en allèrent à Constantinople et présidèrent le VI® Concile général (680-681) auquel prirent part 170 évêques. A la profession de foi de Chalcédoine on ajouta : Nous proclamons également deux volitions ou vouloirs naturels en lui, et deux opérations naturelles, sans division, sans changement, sans partage, sans confusion , selon renseignement des saints-pères : et non pas, il s'en faut, deux vouloirs naturels opposés Fun à l'autre, comme Font dit les impies hérétiques; mais \m vouloir humain subordonné, et qui, loin de lui résister et d'entrer en lutte avec lui, se soumet bien plutôt à son divin et tout-puissant vouloir ^ L'Epistola dogmatica d'Agathon fut confirmée par acclamation et on prononça la condamnation de tous les hérétiques et entre autres : « Honorius, qui fuit Romae praesuiy qui eos in his secutus est ».
5** Le pape Léon II (682-683) confirma le concile, mais atténua la condamnation d'Honorius, en disant : « Necnon (anathematizamus) etHonorium^ qui hanc apostolicam Ecclesiam non apostolicae traditionis doctrina lustraçit, sed profana proditione immaculatam fidem subvertere conatus est (wape^^wpiqae = subverti permisit) ^ » ; ou comme Léon écrivit à Ervigius, roi d'Espagne : a De catholicae Ecclesiae adunatione projecti sunt,,, una cum eis Honorius, qui immaculatam Apostolicae traditionis regulam, quam a praedecessoribus suis accepit, maculari consensit^ »; et de nouveau aux évêques d'Espagne : « Honorio, qui flammam haeretici dogmatis^ non^ ut decuit Apostolicam auctoritatem^ incipientem extinxity sed negligendo confovit* ».
Le pape est l'autorité suprême. Et selon lui, Honorius n'est pas condamné comme hérétique, mais comme quelqu'un qui a favorisé l'hérésie par sa négligence ^.
1. Deuzinger, éd. IX, p. 77. — J. Bow, art. Constantinople {III* concile de), 4aiis le Dict, de Théol. cath. — 2. Mansi, t. XI, 167, 1047. — 3. Jaffé, Beg., «• éd., n® ano. — 4. Jaffé, n« 2119. — 5. Cf. aussi le Liber Diurnus, n® 84.
MilNUKL d'histoire. — I. 13
On a écrit beaucoup sur Honorius ^ , surtout au temps du dernier concile. La manière d'agir de ce pape ne contredit pas le dogme de Tinfaillibilité, puisqu'il ne se trompa point dans la foi et qu'il ne parla pas ex cathedra. Quelques auteurs ont essayé de nier l'authenticité des actes du VI® concile 2; mais cela sans aucun fondement ^.
Comme le V® et le VI® conciles n'avaient pas formulé de canons disciplinaires, il se réunit en 692 à Constantinople le concile in Trullo ou Quinisexte '*. On composa 102 canons destinés seulement à l'Orient et jamais confirmés par les papes. Le monothélisme s'éteignit peu à peu et subsista seulement chez les Maronites du Liban ^.
§ 36. — Le Pélagianisme g.
1^ Le père du pélagianisme est le moine breton Pélagie, qui vint à Rome au commencement du v® siècle et enseigna pendant dix ans, en se laissant trop influencer par les écrits à tendance nestorienne de Théodore de Mopsueste. Son disciple Célestius développa plus amplement le pélagianisme et lui donna une forme plus précise : son défenseur le plus zélé fut le subtil et belliqueux Julien, évêque d'Eclanum.
Ils enseignaient que l'homme peut observer tous les
1. Cf. DÖLLINGER, Papstfdbeln, 2« éd., p. 164 ss. — 2. Baronius, Annale»^ ad an. 680, n. 19-34; 682, n. 3-9; 683, n. !^22. — C. Bottemamne, De Honorii papae epistolarum corruptione, Bois-Ie-Duc, 1870. — 3. Voir surtout Hefele^ m, p. 142, 172, 299 88. ~ Grisar, Analecta, p. 389. — Dom J. Chapman, The condemnation of pape Honorius^ Londres, 1907. — 4. Hefele, n, 328 ss. — 5. Pour la littérature, voir A. Ehrhard, chez K. Krumbacher, Qesch. der Byz. Lit,t p. 60 ss. — 6. Marios Mercator, Commonitoria, P, L., XLVIII, 63 ss. — Pelage, Commentarii in episL S, Pault; Epistola ad Demetriadem, P. L., XXX, 645-902; 14-15. Libellus fidei, P. L., XLV, 1716-1718. — s. Augustin, t. XLIV-XLV. — Wörter, Der Pelagianismus noch seinem Ursprung und seiner Lehre, Frib.-en-Br., 1874, 2« éd. — Klasek, Die innere Entwicklung des Pelagianismus, Frib.-en-Br. 1882. ~ Portaué, art. 5. Augustin, dans le Dict. de Théol. cath. — Hefele, Hist, des Conciles, II, 2* éd., 104 ss. — A. Bruckher, Quellen zur Geschichte des pelagianischen Streites, Tubingue, 1906. — Turmel, Histoire du dogme du péché origineL Paris, 1905. —Rivière, Le dogme de la Rédemption, Paris, 1905.
LE PÉLAGIANISME. 219
commandements sans la grâce de Dieu. Molesté à cause de cela, Pelage déclara la grâce seulement nécessaire pour faciliter Tobservation des commandements. La grâce, sans laquelle nous ne pouvons rien faire de bien [Sine me nihil potestis facere ^), est, selon Pelage, notre libre volonté. Dieu nous accorde seulement Tassistance de sa loi et de sa doctrine, par lesquelles nous connaissons ce que nous devons faire et espérer. Il ne peut être question d'un don de Dieu qui nous aide à accomplir la loi. Prier pour la conversion des infidèles, pour Taccroissement de la foi des croyants, tout cela est déclaré inutile, puisque les uns et les autres peuvent, d'eux-mêmes, ce que nous demanderions pour eux. Adam fut créé mortel et serait mort alors même qu'il n'aurait pas péché. Le péché d'Adam ne nuisit qu'à lui-même, et non pas à sa postérité. Les enfants naissent en l'état où se trouvait le premier père avant sa chute. De même que la mort d'Adam n'a pas causé celle de ses descendants, de même la résurrection de la chair n'est pas produite par la résurrection du Christ. Les enfants morts sans baptême reçoivent aussi la vie éternelle. La loi conduit au ciel aussi bien que l'Évangile ^.
2^ Cette doctrine fut d'abord secrètement répandue à Rome. Après la prise de cette ville en 410, Pelage et Célestius s'enfuirent en Afrique. De là, le premier s'en alla en Palestine ; tandis que le second répandit son erreur à Carthage.
Mais Paulin, diacre de Milan, s'y opposa et porta devant Aurélius de Carthage six propositions qui furent condamnées dans le concile de 411. Opiniâtre dans son erreur, Célestius fut excommunié et s'enfuit à Éphèse où il fut ordonné prêtre.
Pendant ce temps. Pelage prêchait sa doctrine en Palestine. Alors saint Augustin prit la plume et écrivit son livre. De peccatorum meritis et remissione et de
1. s. Jean, xv, 5. — 2. S. Aug., De gr, Christi et de peccato origin,, lib. II, c. 2, 3, 4 — Marius Mercator, Comm, super nom, Caelestii, c. i ; P. L., XLVni, 69-70; cf. C, 415.
baptismo parvulorum ^ (412), dans lequel il établit le péché originel ; puis dans la même année De spiritu et littera ^ (412), qui prouve la nécessité de la grâce; en 415, le livre De natura et gratia ^, où le grand docteur déclare la justification impossible sans la grâce, qui est accordée /ion meritis, sed gratis. Saint Augustin envoya également son disciple Orose pour dénoncer Thérésie. Aussitôt Jean de Jérusalem convoqua un concile (415), mais rien n'y fut décidé. A Diospolis, le métropolitain Euloge de Césarée, avec 14 évêques, se laissa tromper par Pelage qui fut déclaré innocent (415). A peine cela fut-il connu, que les conciles de Carthage et de Milève (416) condamnèrent de nouveau les hérétiques ; la condamnation fut confirmée en 417, par le pape Innocent P^
3* Sous son successeur Zozime (417-418), Célestius vint à Rome essayer de se défendre, tandis que Pelage s'adressait par écrit au saint-siège. Praylus de Jérusalem écrivit aussi à Rome en faveur de Pelage.
Zozime fut ainsi trompé, blâma la légèreté des évoques africains et promit d^approfondir l'affaire, mais ne leva pas l'excommunication prononcée en Afrique contre les hérétiques. Aussitôt les évêques de Carthage réunis supplièrent Zozime de ne pas absoudre Pelage et Célestius et de s'en tenir à la sentence d'Innocent I®"".
Alors se tint à Carthage un grand concile de 200 évêques (418) où, sous la présidence de saint Augustin, la doctrine fut examinée de nouveau et rejetée en huit canons. Zozime reprit alors son examen, composa son Epistola tractoria ^ qui fut^ universellement saluée comme la vraie doctrine de l'Église. Julien d'Eclanum et 17 autres évêques refusèrent de souscrire et furent exilés par Honorius. Pelage et Célestius disparurent de la scène, tandis que Julien éleva la voix contre V Epistola tractoria et combattit saint Augustin. Ce dernier écrivit
1. p. L., XLIV, 109-aOO. — 2. îhidem, 201-846. — 3. Ibidem, 247-490. — Pou H. Lecuergq, U Afrique Chrétienne^ II, p. 123 ss. — 4. P, L, XLV, eo Appendice, 1730. — Denzimger, 9« éd., p. 18. — F. Savio, Il papa Zosimo, Il concilio di Torino e le origini del primato pontificio, Rome, 1906.
LE SEMI-PËLAGUNISMfi. 22t
en 419 le livre De nuptiis et concupiscentia ^ et continua jusqu'à sa mort (430) à combattre Thérésie. En 431 le concile général d'Éphèse prononça la condamnation du pélagianisme ^.
S 37. — Le Semi-pélagianisme 3.
1® L'existence et la nature du péché originel et de la grâce surnaturelle qui ne peut pas être méritée et qui est absolument requise à toute œuvre méritoire, telle était la doctrine que saint Augustin avait soutenue avec des preuves irrécusables contre les Pélagiens. Cependant tout le monde ne comprit pas le profond docteur, d'autant plus que celui-ci, dans sa compréhensive démonstration, mêlait quelques opinions plus sévères au sujet de Faction de la grâce et de la prédestination des élus. Il s'éleva bientôt des oppositions assez vives contre les ouvrages de saint Augustin, et même de nouveaux systèmes pour tenter de concilier la nécessité du concours divin avec la liberté delà volonté humaine.
Les moines du couvent de Hadrumetum en Afrique niaient la possibilité de cette conciliation et affirmaient que la doctrine de saint Augustin ne faisait pas la juste part à la liberté humaine. Pour les instruire, le grand docteur écrivit son livre De gratia et libero arbitrîo^* (426-427). Un des moines tira même de la doctrine de la nécessité de la grâce cette conclusion que les exhortations, les ordres et les réprimandes des supérieurs
1. p. Lm XLIV, 413-474. — 2. Hefele, I, p. 209ss. — 3. WöniER, Beitrâge zur Dogmengeschichte des SemipelcigianismuSt Paderborn, 1898-1899; — Zur Dogmengeschichte des Semi-pelagianismus, in Kirchengesch» Studieny \y 2, Munster, 1900. — Sur Vincent de Lérins, Bri:netière et de Labriolle, S. Vincent de LérinSj Paris, 1906. — Valentin, S, Prosper d*Aquitainej Toulouse, 1900. — - Kocu, Vincenz von Lerin und Gennadius, Leipzig, 1907. — - H. V. Schubert, Der sogenannte Praedestinatus. Ein Beitrag zur Geschichte des Pelagianismus. Texte und Unters, N. F., IX, Leipzig, 1903. — Jacqdin, 0. P., La question de la prédestination aux V* et VP siècles^ Revue d'hist. ecclés,, avril, oct. 1904 et avril 190(». — Don H. Leclercq, L'Afrique Chrétienne, II, p. l!27 S9. — 4. Ad Valentinum et cum illo monachos, P. L., XLIV, 884- 9H.
étaient inutiles et que la seule ressource de l'abbé était de prier pour ses sujets en vue d'obtenir du ciel la grâce suffisante. Alors saint Augustin leur envoya son livre De correptione et gratia ^ (427), dans lequel il montrait que non seulement la grâce, mais aussi la coopération à la grâce sont nécessaires pour la vertu.
Ce dernier livre excita, semble-t-il, des inquiétudes en Afrique et plus encore en Gaule ^. Surtout les moines de Saint- Victor de Marseille, avec leur célèbre abbé Jean Cassien, s'engagèrent dans une fausse voie. Tout en admettant la nécessité de la grâce, ils niaient cette nécessité pour le commencement de la foi, le désir du salut; ils furent appelés semi-pélagiens, ou encore mtzs" sîliensy d'après le lieu de leur résidence.
2** Leur doctrine était celle-ci : quoique à un degré moindre que les Pélagiens, ils exagéraient la puissance de la volonté humaine. Tandis que l'Église enseigne que l'homme, sans la grâce divine, ne peut rien penser ni faire de salutaire pour la vie éternelle, les semi-pélagiens soutenaient que l'homme par les propres forces de la nature peut et doit arriver au commencement de la foi, désirer le salut et prier pour obtenir le secours d'en-haut; que la grâce divine est méritée par le bon usage de la libre volonté ; que la persévérance finale dans le bien ne dépend pas de la grâce divine, mais seulement de la libre volonté de l'homme. De tout ceci découlait une nouvelle erreur par rapport à la prédestination. La prédestination à la grâce est accordée à ceux que Dieu prévoit devoir accepter sa grâce, avec les forces naturelles de la libre volonté seulement. Ceux-là seulement sont prédestinés à la gloire que Dieu prévoit devoir persévérer dans la grâce reçue, par les forces naturelles de leur libre volonté. La prédestination dépend donc uniquement, selon eux, de la libre volonté de l'homme ^.
3** En 426, lorsque parurent les Conférences de
±,Ad eumdem Valentinum et eum Ulo monachos Hadrumelicos, P. L., XLIV, 915-946. — 2. S. AUGUSTIN, Epist. 817. — CA8SIEN, Collaliones, Xin, 7, éd. Petchehig, p. 368-369. — 3. Cassien, Collationes, XHI, c. 8, 9, 14.
LE SEMI-PÉXAGIANISME. 223
Jean Cassien, le semi-pélagianisme se répandit en Gaule, •et, par saint Hilaire et Prosper d'Aquitaine, arriva à la connaissance de saint Augustin. Celui-ci écrivit aussitôt ses deux livres De praedestinatione Sanctorum ^ et De dono Perseçerantiae^ (428-429), où il réfute les Massilienses. Peu après il mourut (430) et Prosper d'Aquitaine continua la lutte. Son principal ouvrage est De gratia Dei et libero arbitrio liber contra Collatorem^. Saint Prosper et saint Hilaire partirent pour Rome, mettre au courant le pape Célestin !•' (422-432). Celui-ci adressa aussitôt un écrit aux évéques de Gaule ^, imposa silence aux égarés, prit sous sa protection la mémoire de saint Augustin et loua le zèle de Prosper et de son savant ami. La lutte continua cependant. Le concile d'Arles (475) ne put y mettre un terme.
Le principal défenseur de la vérité était Fulgence de Ruspe, qui écrivit contre Fauste de Riez ^ sa célèbre Epistola Synodica ® et ses VII livres Contra Faustum. Ce dernier ouvrage est perdu ; il n'en est heureusement pas de même de l'œuvre bien connue : De çeritate praedestinationis et gratiae Dei ad Joannem et Venerium"' .
4^ Peu de temps après, saint Césaire d'Arles convoqua le 11® concile d'Orangre (529). En vingt-cinq canons, tirés plus ou moins littéralement de saint Augustin et de Prosper et envoyés au concile par le pape Félix III, le pélagianisme et le semi-pélagianisme furent condamnés, la vraie doctrine fut déterminée et ainsi prit fin cette longue controverse *. Boniface II (530-532) confirma le concile qui obtint peu à peu une grande autorité.
1. Lihtr ad Prosperum et Hilarium primut, P. JL., XLIV, 950-992. — 2. Liber ad Protperumet Hilarium secundus, Ibld., 992-1034. — 3. P. L., U, 213-276. — 4. P. L,j L, 528-530. — 6. De gratia Dei et humanae mentis libero arbitrio, P. L., LVIII, 783-886, était dirigé contre le rigide prédestinatien Lucidus. — 6. P. L., XLV, 1779-1785. - 7. P. L., LXV. — 8. P. L., XLV, 1785. — Mahsi, t. VIII, 712 ss. — Hefele, II, 726 88. — Malnory, S. Cesaire, évéque d'ArleSy Paris, 1894. — Dom G. Morin, Un travail inédit de S. Césaire, Rev, Bénédictine, juillet 1904. — P. Lejay, Le rôle théologique de S. Césaire d^ Arles, Paris, 1906; art. Césaire d'Arks, dans le Dict» de Théol, cath.
S 38. — L'Islam'.
1" Tandis que le christianisme avait pénétré toutes les contrées environnantes, au commencement du vu* siècle, le paganisme était encore, en Arabie, la religion la plus répandue. Le Dieu suprême était Allah; les divinités inférieures passaient pour ses enfants. A la Mecque, centre du culte de l'Arabie Majeure, se trouvait la Caaba, le panthéon de races innombrables. Auprès du paganisme, le christianisme arriva à s'introduire, tandis que les Juifs, depuis Tempereur Adrien, étaient assez nombreux. A part se tenaient les Hantfitesy adorateurs d'un seul Dieu, qui récompense le bien et punit le mal ; ils professaient la religion d'Abraham, leur père par Ismaël, auquel ils attribuaient la construction de la Caaba à la Mecque. Mahomet leur donna une doctrine fixe et un gouvernement déterminé et en fît l'Islam^.
D'après la tradition musulmane, Mahomet naquit en 571, épousa dès sa vingt-cinquième année la riche veuve Chadidja. Exempt de tout souci pour son entretien, il put se livrer à son penchant naturel. Il était rêveur, névropathe, mélancolique, inquiet, solitaire, n'avait pas dégoût pour la « véritable élévation », était porté à l'emphase. Il souffrait depuis longtemps d'attaques hystériques et crut, vers sa quarantième année, avoir des visions sur le mont Hira. 11 entendit par trois fois cette parole : Lis ! et vit l'ange Gabriel qui lui annonça qu'il était destiné à une haute vocation et qu'il devait attendre une magnifique récompense. Lespremiers qui crurentenlui furent Chadidja, Abou-Bekr, son beau-père, et quelques autres de son entourage. Mahomet prêcha ses révélations, qui, réunies
1. Grimme, Mohammed, Leben wndLe/ire, 2 vol., Munster, 189î-i89î>.— Carra DE Vaux, Le Mahométisme, Paris, 1898. — A. Klein The religion of Jslam^ Londres, 1906. — 2. Ce mot signifie soumission à Dieu; il dérive du verbe salama qui signifie salvum esse, et dans la IV« conjugaison : se soumettre ou se donner à Dieu.