‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 65 sur 205 · ÉDUCATION, CHOIX ET ENTRETIEN DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

ÉDUCATION, CHOIX ET ENTRETIEN DU CLERGÉ

Peu à peu, le nombre des baptêmes d'adultes diminua et par suite les Diaconesses disparurent ^ .

La fonction des Apocrislaires ou représentants du Pape, des patriarches et des exarques auprès de l'empereur à Constantinople, date déjà de la première moitié du iv« siècle et n'était que temporaire avant le v« ; le pape Léon !«'', sous l'empereur Marcien, institua un apocrieiaire à demeure. Le premier fut Julien évêque de Cos.

S 42. — Éducation, choix et entretien du Clergé -•

1^ Les futurs prêtres étaient Instruits ordinairement par les évécpies eux-mêmes et assez souvent déjà dans les cloîtres. En Orient, existèrent encore quelque temps les écoles d'Alexandrie, Antioche, Édesse, Nisibe et Rhinocorura en Palestine, qui cependant plu& d'une fois favorisèrent l'hérésie. En Occident, saint Augustin et Eusèbe de Verceil firent beaucoup pour la formation des ecclésiastiques. Non seulement leur clergé vivait en communauté, mais il formait une sorte de séminaire où les plus âgés instruisaient les plus jeunes. En Espagne aussi, on vit plus tard des institutions analogues *. Par suite de l'augmentation des paroisses rurales, l'usage s'établit de plus en plus, surtout en Italie, que les curés prissent chez eux les jeunes clercs pour leur donner une éducation théorique et pratique. Le concile de Yaison (529) en fit même un devoir à tous les curés *. Les plus illustres Pères de l'Église ont traité de la sublimité et des devoirs de l'état ecclésiastique ^. La

1. RealencycL de Kraus, I, 358 8S. ; II, 947 sa. — 2. Thomassin, Vel. et nov. discipL^ If lib.- III; U, lib. II. — Hepelb, Beitràge zur Kirchengeschichte, I, iö. — FowK, kbhandL und, Untersuchungen, 1, 23-39, 131-155. — Allard, Le Clergé chrétien au milieu du 4* siècle^ Rev, des Quest. hist,, 58, p. 5-40. — Philups, Kirchenrecht, VII, I, 88-99. — 3. Le concile de Tolède (5»T ou 531), ctn. I, pour toute l'Espagne.— 4. Hefele, II, 741. — 5. S. Chrtsost., De Sacerdotio, —S. Gr^g. de Naz., Orat. apoL de fuga, — S. Ephrem, Sermo de sacerdotio. — S. Ambr., De officié ministrorum. — S. Jérôme, Epist, €id Nepotianum, etc,

tonsure des clercs séculiers date de la fin du v* siècle et trouve son origine chez les moines. Longtemps elle fut donnée seulement avec les ordres mineurs ; plus tard, aussi séparément. Elle signifiait une consécration spéciale à rÉglise.

2^ Les ordres majeurs se conféraient par l'imposition des mains, en invoquant le Saint-Esprit. En Orient et en Afrique, on plaçait le livre des Évangiles sur la tète de celui qui était sacré évèque^ ; dans ces pays et en Espagne, il n'est parlé d'aucune onction. On en trouve les premières traces en Gaule; et à Rome, sous Léon P'. A l'ordination d'un prêtre, les prêtres assistants lui imposaient les mains avec l'évéque; les diacres étaient aussi ordonnés par l'imposition des mains ; tous les autres l'étaient par la tradition des instruments de leurs fonctions, et cela hors du sanctuaire. On consacrait volontiers les évéques aux fêtes des Apôtres ou au moins le dimanche; les prêtres et les diacres (depuis le pape Gélase); à l'époque des Quatre- Temps.

3* Relativement au célibat, Tancienne pratique restait en vigueur en Orient. Après les ordres majeurs, nul ne pouvait se marier, mais le mariage contracté auparavant pouvait subsister. Le concile in TruUo^, en 692, ordonna aux évéques de vivre dans la continence, ce qui était déjà auparavant d'un usage général, et même une grande partie du clergé inférieur gardait la continence volontaire. La loi du célibat était plus sévère en Occident : différents synodes d'Afrique prononcèrent la déposition de ceux qui, après les ordres majeurs, continuaient la vie conjugale. Plus tard môme on ne consacra aucun sujet marié. Ces ordonnances n'ayant pas été partout observées, les papes Sirice et Innocent P"^ insistèrent

1. s. CHRT80ST. chez Photics, BibUf cod. «T7. P, G., CIV, 216. — Pour la consécration episcopale, cf. Vacandard, Vie de S. Ouen, évêqve (641-684) de Rouen^ Paris, 1903, p. 84-89. — Sur la Talidité des ordinations. Cf. Saltet, Les Réordinations. Etude sur f e sacrement de VOrdre, Paris, 1907. — Pourrai, La Théologie sacramentaire, Paris, 1907. — Can. XLVni. — Cf. iVov. 6, cap. 1, 3-4; Nov, H3, c. i.

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