‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 7 sur 205 · CHAPITRE PREMIER l'église aux temps apostoliques · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER l'église aux temps apostoliques

$ 1. — Jésus-Christ, fondateur de l'Église K

lo a Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme afin que nous devins-

1. Wallok, Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ^ Paris, 1865.— C. Fouaro, La vie de N. 'S. J-C, 2 vol., Paris, 1880. — E. Le Gamcs, La vie de N.-S. J.-C., 3 vol., 6«éd., Paris, 1901. — Didon, Jésus-Christ^ a vol., Paris, 1891. — H. LksfeTRE, N.'S. J*-C, dans son Évangile, Paris, 1892. — Pècüis, J,'C. dans l'Évangile^ 2 vol., Paris, 1898. — P. Batiffol, Renseignement de Jésus, 6« éd., Paris, 1901. — Cf. Dict, de la Bible publié par F. Vigouroux, art. Jésus Christ. — Jacquier, Histoire des livres du N.-T,, 2 vol., 6« éd., Paris, J906. — Lepin, Jésus Messie et Fils de Dieu, d'après les Évangiles synoptiques, 3« éd., Paris, 1907. — Sur la Chronologie du Christ, cf. Riess, S. J., Das Geburtsjahr Christin Frib.-en-Br., 1880. — En sens contraire, Schegg, Das Todesjahr des Herodes und das Todesjahr Jesu Christin Munich, 1882. — Belser, Zur Hypothese der einjâhrigen Wirksamkeit Jesu, Bibl. Zeitsehr. (1903), I, 55 ss., 160 ss. — Vaî» Bebber, Zur neuesten Datierung des Charfreitags, ibid,^ II, 66-T7. — Ladedze, Revue d*hist. ecclés,, 1904, 894-903. — Van Etten, Disquisilio critica quo tempore Verbum Inearnatum homo vixerit, Rome, 1900. — Sur l'extérieur du Christ, Dobschùtz, Christusbilder, Leipzig, 1899.

MANUEL d'histoire. — I. 1

î P^BMIÈBE ÉPOQUE. — PREMIÈRE PÉRIODE.

sions ses enfants adoptifs*. » Le Verbe s'est fait chair pour racheter les hommes du péché et leur ouvrir les portes du Ciel, il a constitué l'Église et lui a confié la mission et les moyens de sanctifier les âmes. Jésas- Christ met un terme à l'Ancien Testament et fonde le Nouveau, le Testament d'Amour.

Environ trente ans après sa naissance miraculeuse de la Vierge Marie (probablement entre 747 et 750 U. C), Jésus parut comme docteur sur la scène du monde, choisit douze apôtres, prêcha sa doctrine en Palestine et la confirma par d'éclatants prodiges. Il est venu parmi les siens, et les siens ne l'ont pas reçu^. Scribes, Pharisiens et Sadducéens ne voulurent point reconnaître leur Messie et se déclarèrent ses ennemis. Cette haine ne put cependant refroidir la charité de Jésus : il passa en faisant le bien. Et quand son heure eut sonné, il se livra volontairement aux mains de ses ennemis.

Au milieu des joyeuses acclamations du peuple, Jésus était entré triomphalement comme le Messie dans la ville des rois, ses ancêtres. Aimant les siens jusqu'à la fin, il avait institué le banquet de l'Amour, le très saint Sacrement de l'autel; puis il se rendit au jardin des Oliviers et commença sa Passion douloureuse pour le salut du monde. Livré aux païens par son propre peuple, il fut flagellé, couronné d'épines et condamné à la mort ignominieuse de la Croix. Dès que Jésus eut expiré sur le gibet, le voile du temple se déchira en deux, le Saint des Saints s'ouvrit, l'alliance contractée entre Dieu et les Juifs fut rompue et une nouvelle alliance commença, à laquelle est convié le genre humain tout entier. Le Christ, animé d'une vie glorieuse, sortit le troisième jour de son tombeau; pendant quarante jours il se montra plusieurs fois aux siens, il s'entretint avec eux du royaume de Dieu, la sainte fc-.glise ; puis il retourna vers son Père qui l'avait envoyé. Dans les cieux il sera durant toute l'éternité la joie ineffable de l'Église triomphante.

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