LE BAPTÊME ET LA CONFIRMATION
d'argent, d'un voile et d'un vêtement blanc, tout cela avait lieu alors pendant les jours de préparation. De plus, on donnait à apprendre et à réciter le symbole : Traditio et reddiiio symboli, L'évêque* conférait le baptême par une triple immersion, le samedi avant les fêtes de Pâques et de Pentecôte et de plus, en Orient, au jour de l'Epiphanie; la cérémonie avait généralement lieu dans des édifices spéciaux [baptisteria). On continuait ensuite à instruire le nouveau baptisé pendant quelques jours jusqu'au dimanche suivant [Dominica in albis)^ jour où il déposait les vêtements blancs. Les Grecs appelaient cette instruction catéchisme mystagogîque, parce qu'on y faisait connaître principalement les points qui tombaient sous la discipline du secret. Les catéchèses de saint Cyrille de Jérusalem ^ nous en offrent un beau spécimen.
Dans l'église d'Occident certains reconnaissaient l'équivalence du baptême de désir, tandis que d'autres, surtout en Orient, n'accordaient qu'au baptême de sang la valeur d'un vrai baptême. Au sujet du baptême des hérétiques on suivait généralement ^ la décision du concile de Nicée '* ; décision précisée encore par un canon du v» siècle : le baptême conféré par certains hérétiques était regardé comme valide; conféré par certains autres, comme nul*. Cette règle fut renouvelée par le 95® canon du concile Quinisexte (692).
2® La confirmation était administrée immédiatement après le baptême. Le ministre de ce sacrement était, en Orient, toujours le simple prêtre, qui pouvait l'être en Occident d'une façon exceptionnelle seulement^. Mais ici comme là, il appartenait à l'évêque de bénir le saint chrême : privilège réservé plus tard en Orient
1. Dans les paroisses rurales, lo prêtre. — 2. Catéch. XXIII; les cinq dernières sont mystagogiques. — 3. Quelques-uns semblent encore rejeter en bloc le baptême des hérétiques. — 4. Can. 79. —6. Le can. 7 du concile de Constantinople (381) est un morceau du v« siècle. — Hefele, II, 26-28.— 6. S. Grég. le Grand accorda ce pouvoir aux prêtres de Sardaigne. Epist.^ lib. IV, 26, ad Januar. episc, CalariL, P. L., LXXVÏI, 696. — F. J. Dölgek, Das Sakrament der Firmtmg, Vienne, 1906.
au seul patriarche. En Occident, cette consécration était déjà fixée au jeudi saint. La confirmation ne pouvait être reçue qu'une seule fois. Conférée par un hérétique ^ sa validité était jugée, comme pour le baptême, selon la nature de Thérésie.
S 48. — La Messe. La Communion. L'office divin ^ .
io La distinction entre la messe des catéchumènes et celle des fidèles devint moins rigoureuse avec le temps, elle cessa sans doute complètement au vu® siècle. Ce changement provint de la pratique générale du baptême des enfants et de la modification de la pénitence publique. Depuis longtemps déjà on avait déterminé,^ comme lecture à la messe, l'Épitre et l'Evangile, qui n'étaient plus laissés au choix de l'évêque comme dansles premiers temps, mais qui avaient été fixés dans un ordre suivi, pour être répétés chaque année aux différents dimanches et fêtes ^. Au v®, siècle déjà on trouve trace de lectionnaires et évangéliaires spéciaux qui se sont développés surtout sous les papes Gélase I**" et Grégoire le Grand. Après la collecte (ainsi dénommée quia fi^ delium \fota quasi colligebantur)^ devant le peuple réuni l'évêque faisait une homélie, genre où ont excellé
1. DucHESNE, Origines du culte chrétien, «• éd., Paris» 1903. — Probst, Die Liturgie des IV Jahrh. und deren Reform, Munster, 1893; Die Abendlàndische Messe vom V bis VlIIJahrh., Munster, 1896. — Batiffol, Histoire du bréviaire Romain, Paris, 189i. — Binterim, Denkwùrdigkeiten, IV, %3. — FüNK, Abhandl, und Unters., I, 293-301. — Gbisar, Zeitschrift fur katholische Theologie, années 1885-1886. — D. Baumer, Histoire du Bréviaire, trad. D. BiRON, 3 vol., Paris, 1905. ■— Dom F. Cabrol, Les origines liturgiques, Paris, 1906 ; Dictionnaire d'Archéologie chrétienne et de litur gie. — Braun, Die liturgische Gewandung im Occident und Orient nach Vrsprung und Entwicklung, Verwendung und Symbolik, Frib.-en-Br., 1907.— A. Baümstark, Liturg ia Romana e Liturgia delV Esarchato, Rome, J904. -- Fhnk, Abhandl, und Unters., ni, Paderborn, 1907, p. 85-143. Revue Bénédictine, années 1901-1902 : Eulogies. — Prince Max de Saxe, Pra&^ lectiones de liturgiis orientalibus, t. I, Frib.-en-Br., 1908. — 2. St. BeisseL; Geschichte der Evangelienbûcher in der ersten Hal f te des Mittelalters, Frib.-en-Br., 1906 ; Entstehung derPerikopen des Röm, Mess bûches, Frib.en-Br., 1907, Ergânz, Stimm. a M. L., 92-93, 96.
plusieurs Pères d'Occident et d'Orient. Les catéchumènes sortaient ensuite, ainsi que les pénitents qui en Occident restaient parfois sur le seuil de Téglise. A partir du v® et du VI® siècle, le symbole de Nîcée-Constantinople devint en usage, d'abord à Ântioche, ensuite à Constant inople, en Espagne et en Gaule, non cependant à Rome. Les dimanches seulement avaient lieu les offrandes, elles consistèrent d'abord surtout en pain et vin pour le sacrifice, mais plus tard elles comprirent aussi d'autres dons. Les paroles de la consécration étaient, en Orient, prononcées à haute voix; en Occident, du moins à partir du VI® siècle, elles étaient dites tout bas. VAgnus Dei fut chanté à Rome dès Fépoque de Sergius I** par le clergé et par le peuple ; il était probablement déjà en usage bien antérieurement, mais récité à voix basse.
2*^ Le mot Missa * avait originairement le sens de missioy dimissio : renvoi. On renvoyait les catéchumènes et les pénitents après Tévangile ou l'homélie, de même les fidèles, après le sacrifice achevé, d'où Missa catechumenorum, Missa fidelium. Lorsque le premier renvoi cessa pour les raisons indiquées plus haut, le second seul subsista : Ite missa est. Le mot fut bientôt employé pour désigner le saint sacrifice ou la liturgie. On trouve pour la première fois le mot Missa avec ce sens dans la Peregrinatio dite de sainte Silvie ^ et chez saint Ambroîse'. A certaines messes, au lieu de Ite missa est on disait : Benedicamus Domino ou Requiescant in pace; la raison en était qu'à ces messes le renvoi ne pouvait avoir lieu, à cause d'autres offices qui suivaient.
3«> Le fond de la llturg^Ie demeura partout le même, mais les coutumes et les prières qui s'y ajoutèrent varièrent bientôt d'une façon notable. En Orient toute église importante se glorifiait de sa liturgie particulière. Celle de Jérusalem était attribuée à saint Jacques; celle
1. H. TnüRSTON, Stipendsfor Masses, The Montfi, 1908, p. 13. — 2. He- FELE, Beitrâge zur Kirchençfeschichte , Archeologie und Liturgik, II, *73-a76. Tüb, Quartalschr.y 1889, 531-Ö57. — 3. Ed. Gamurrini, p. 47, 50, 51 56, 59, 60.
d'Antioche, tantôt à saint Clément tantôt à saint Jacques. Pour cette raison , celle-ci était aussi en usage à Jérusalem. La liturgie d'Alexandrie était regardée comme l'œuvre de saint Marc. A Constantinople existait une double liturgie, celle de saint Chrysostome et celle de saint Basile, cette dernière cependant ne servait que par exception. Il faut signaler Tancienne liturgie des Constitutions Apostoliques. Les Nestoriens avaient une liturgie propre, écrite en chaldéen, les Jacobites en syriaque; de même les Arméniens, les Coptes et les Éthiopiens, chacun en leur langue respective.
En Occident, nous rencontrons la liturgie Gallicane, qui ressemble beaucoup à celle de Milan , dite Ambrosienne ^ , sans doute œuvre du grand Docteur ; la liturgie Gothique-Espagnole, surtout à partir du concile de Tolède (633), qui reçut le nom de Mozarabique au temps de la domination arabe ^. La principale, celle qui supplanta finalement toutes les autres, fut la liturgie Romaine. Elle est conservée dans un triple sacramentaire : lé Léonin ^ qui date du v® siècle et ne donne qu'un travail particulier, le Gélasien * qui concorde avec l'état de la liturgie vers 700 et le Grégorien ^ qui représente l'époque d'Adrien I (772-795). Ceci explique pourquoi il est très difficile, même impossible, de déterminer le temps et l'origine des différentes modifications par lesquelles la liturgie romaine se différencie des autres*. Les autres
1. Cf. Lejay, art. Ambrosien (rit) dans le Dict. d'Archéol. chrèt.— 2. EpiaU XX, 4. — 3. P. L., LV. Meilleure édition par Feltoe, New-York, 1896. — 4. P. L., LXXIV. — H. A. WiLSON, The Gelasian sacramentary. Liber Sacram. Rom, écoles., edited with introduction, etc., Oxford, 1894. —6. <>.L.,LXXVIII. — 6.THALHoraR,ffatMl^c^ der Kath, Liiurgiky Frib.-en-Br., 1890. — Drews, Zur Entstehungsgeschichte des Kanons in der röm. Messe, Tübingue, 1902. — Baümstark, Liturgia Romana, etc., 1904. — Funk, üeber den Ka. non der röm. Messe, AbhandL u. Unters,, in, 1907, qui tous diffèrent en des points importants. — Baumstark tâche de prouver que les prières Te igitur, Communicantes et les deux Memento étaient originairement après la Consécration, que Hanc igitur et Quam oblationem manquaient et qu'une grande partie fut ajoutée aux Supra quae, Supplices et Nobis quoque. \\ pense que ces changements eurent lieu sous Léon I«' et Grégoire I«' et que ces additions furent prises de l'ancienne Liturgie de Ravenne.
liturgies, sauf celle de saint Marc^ , placent les JUemento, OU bien tous avant la préface, ou bien tous après la consécration, alors que la romaine sépare le memento des vivants de celui des défunts. A Rome, le baiser de paix avait lieu avant la communion; ailleurs, avant ou après Foffertoire. La plus importante différence consiste dans la suppression de VEpiclesis qui était probablement encore en usage au v« siècle. C'était une prière faite à Dieu le Père immédiatement après la consécration afin qu'il daigne changer le pain et le vin dans le corps et le sang de Jésus-Christ. C'est du moins ce que signifient les paroles. Mais saint Justin, saint Basile, saint Grégoire de Nysse, saint Grégoire de Nazianze et saint Chrysostome, qui gardèrent VEpiclèse comme toute l'Église grecque, déclarent que le changement a lieu au moment de la consécration et que l'épiclèse sert à obtenir de Dieu d'heureux fruits du Sacrement chez les fidèles ^. Aujourd'hui encore chez les Grecs et les Russes, on attribue à Tépiclèse la ns consecrandi.
4*» Le chant d'égalisé ^ date des premiers temps, comme l'attestent saint Paul, Pline et Eusèbe. Selon certains, Saint Silvestre fonda à Rome en 323 une schola cantorum. Saint Ambroise introduisit à Milan un mode spécial de chant ^. Mais ce fut Grégoire le Grand (590- 604) qui fit le plus pour le chant : il le réforma complètement à Rome, ainsi que l'école de chant, et fut cause que, comme cantus choralis et cantus firmus^ cette méthode devint peu à peu en usage dans les autres Églises occidentales. Malgré certains conciles du iv« et du V® siècle qui ne permettaient que les psaumes et les cantiques bibliques, l'usage du chant des hymnes s'introduit insensiblement. Les principaux compositeurs
1. DoM Cabrol, art. AnaphoreSy dans le Dict, d'Archéol, chrét. — 2. Testamentum Domini nostri, éd. Rahmami, Mayence, 1899. — 3. MOhler, Die griechische, griechisch-romische und altchristlich-lateinische Musik, Rome, 1898. -— P. Wacüer, Origine et développement du chant liturgique jusqu^à la fin du moyen âge^ trad. Boür, Tournai, 1904. — A. Gastoué, Les origines du chant romain^ Paris, 1907. — 4. G. Drkwes, A, Ambrosius der Vater der KirchengesangeSt Frib.-en-Br., 1893.
d'hymnes connus en Occident sont saint Ambroîse, saint Hilaire, Sedulius, Prudence, Paulin de Noie ^ En Orient nous trouvons Apollinaire, saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Éphrem et Synésius. A partir du iv® siècle probablement, la schola Cantorum chantait les psaumes et les autres chants de la messe, la plupart du temps à deux chœurs, tandis que les litanies étaient souvent exécutées par des enfants.
Comme livres liturg^Iques, on employait à la fin de cette période le cantatorium^ dont se servait le chantre, Y Antiphonaire avec les chants pour Iql schola cantorum^ le Sacramentaire qui contenait les cérémonies et les prières pour la Messe, pour l'administration des sacrements et pour les bénédictions , divisé plus tard en Missel et Rituel^ le Lectionnaire qui donnait les leçons tirées de l'Écriture, VÉvangéliaire qui donnait seulement celles tirées des ÉvangUes, le Cornes (guide) qui indiquait le commencement et la fin de toutes les lectures. Le Diptyque était une double table sur laquelle se trouvaient inscrits les noms des papes, des évêques, des princes et d'autres encore qui devaient être rappelés à la messe. Tous ces livres, et surtout les évangéliaires, recevaient une reliure précieuse.
5^ Le vêtement liturg^iqae ne provint pas des vêtements des prêtres et des lévites juifs, mais il ressembla d'abord aux habits de fêtes portés par les laïques. La différence se manifesta dès le iv** siècle parce que le vêtement des laïques changea avec le temps ^, celui des clercs restant le même. D'abord vint la Tunique^ vêtement de lin, long, légèrement coloré, avec ou sans manches, qui reçut le nom d'aube [Alba et (mxötptov).
1. Grégoire le Grand passa longtemps pour bymnograpbe ; contre cette opinion, G. Drewes, Haben wir Gregorius den Grossen als hymnendichter anzuzehen? Tùb. Qtiartalschr., 1907, p. 548 ss. ; combattu par C. Blume^ Gregor der Grosse als Hymnendichter^ dans Stimmen ans Maria LoacK 1908, niefasc, p. 369-278. — 2. Dans la vie ordinaire, la longue tunique fut remplacée par un yêtement plus court, et la Paenula par un manteau ouvert par devant. Ce cbangeiAent n*a aucun rapport avec l'invasion des Germains. ~ Cf. Braun, Die liturgische Gewandung, Frib.-en-Br., 1907.
Ensuite la Paenula, vêtement de dessus, de couleur sombre et sans manches, qui se mettait par en haut, et atteignait les genoux. 11 s'appela casula, planeta, ifAtpiêaXov, et fut ensuite réservé aux évoques et aux prêtres. Aux jours de fête, le pape et ses diacres portaient une seconde tunique à larges manches sous la chasuble, elle se nommait Dalmatica, VOrarium (plus tard Tétole) et le Pallium linpstimum^ le Manipule ^ originairement linge pour essuyer la sueur, paraissent avoir commencé à Rome pour l'Occident, bien que pour l'Orient l'étole, longue pièce d'étoffe, soit déjà mentionnée à Laodicée, peu de temps après 350. Le Pallium^ en beaucoup d'endroits insigne particulier de l'évéque, fut plus tard réservé en Occident aux seuls métropolitains.
6® La communion était encore donnée pendant la sainte messe sous les deux espèces. L'évéque remettait aux fidèles le pain consacre dans la main droite, le diacre présentait le calice [scyphusy calix ministerialis, ansatus). Les femmes se couvraient ordinairement la main avec une étoffe de lin. Au vi« siècle déjà, à Rome, on recevait directement dans la bouche les espèces du pain * . Aux paroles : Corpus Christi, Sanguis Christi ou Cor» pus Domini custodiat animant tuam, le fidèle répondait : Amen,
En dehors de la messe, on communiait comme aujourd'hui sous une seule espèce. A partir du vie siècle le zèle pour la sainte communion commença à s'attiédir, au point que certains ne voulaient plus communier qu'une fois par an. Le concile d'Agde (506) dut statuer que « ceux qui ne communieraient pas à Noël, à Pâques et à la Pentecôte ne seraient plus regardés comme chrétiens » (can. 18). Saint Patrice en Irlande avait établi la même peine contre ceux qui ne communieraient pas à Pâques^.
Aux fidèles qui ne communiaient pas pendant la messe, on distribuait vers la fin le pain bénit de l'oblation. On
1. s. Grég. le Grand, DiaL, ni, 3. — 2. Hefele, Hiit. des Conciles, II, 653, 587. — 3. Grég. DE ToüRs, Hist, Franc, V, 14 : Post Missas autem pe- Uit,ut Eulogias dare deberemus,
appelait ceci Eulogia ou àvT^Swpov et Sanctae communion nis s^icarium. Cette coutume remonte au iii^ siècle dans rÉglise d'Orient, nous ne la trouvons mentionnée d'une façon certaine en Occident qu'au vi® siècle. Cet usage est encore aujourd'hui général en Orient, limité en Occident à quelques diocèses. Cependant la signification primitive n'en existe plus^
7** L'office divin composé de psaumes, de leçons et de prières, entra dans la liturgie à partir du iv° siècle. Dès les temps apostoliques, les chrétiens à l'exemple des Juifs 2 avaient l'habitude de consacrer à la prière plusieurs heures de la journée. Tierce^ Sexte et None se trouvent déjà mentionnées plusieurs fois à l'époque des persécutions. Au commencement du iv® siècle, on apprit bientôt que les moines divisaient la nuit d'après les quatre veilles des Romains et qu'ils chantaient alors les trois Nocturnes Q% les Matines; ces derniers consistaient dans les Laudes.
En même temps vinrent en usage les Vêpres, dont on détacha plus tard les Complies comme prière spéciale du soir. Ceci fut déterminé dans la règle de saint Benoît. Les nocturnes et les matines (ou laudes) furent bientôt récités ensemble le matin et Prime fut introduite et placée avant Tierce. Cette dernière coutume prit son origine chez les moines de Bethléem au v« siècle et se propagea de là dans les autres monastères. Ce genre de prière en commun, bien que rendue difficile aux temps des persécutions, avait lieu cependant au m® siècle les jours des Stations et Figiles. Dans la suite on mit un grand zèle à la pratiquer, surtout dans les monastères ^ et en dehors chez le clergé séculier. Jusqu'au vi* siècle, elle faisait partie intégrante du culte public et les laïques mêmes y assistaient. Ceci est vrai surtout des Laudes et des Vêpres ''.
1. Kraus, RealencycUy in voce. — 2. Ad. Ap., m, i. — 3. Leur office choral est décrit par Cassien (De institut., lib. Il-ni) et dans la règle de 8. BENorr (c. 8-19); cf. la Peregrinatio Silviae pour les moines et les religieuses de Jérusalem à la finduiv» siècle. — 4. Conc»7e d'Agde{S06),can.30; de Mérida (666), can. 2 ; Hepele, II, 655; III, i09.